Posts published on septembre 2020

Rousselle industrie doit vivre

Communiqués

21 septembre 2020

L’entreprise Rousselle industrie, située à Armentières, est à l’arrêt malgré un carnet de commande plein. Cette entreprise créée il y a près de 50 ans dans un secteur dynamique, va peut-être cesser son activité faute de trésorerie suffisante pour honorer les demandes de ses clients et prospects.

Malgré des demandes réitérées plusieurs fois auprès du Conseil régional et des banques, l’entreprise n’a pas réussi à avoir une réponse favorable et se trouve actuellement en situation de trésorerie critique. Le système bancaire doit remplir son rôle; les pouvoirs publics ont été au rendez-vous en 2008 pour sauver les banques.

Les banques doivent être au rendez-vous pour permettre aux entreprises viables, confrontées à un problème de trésorerie de poursuivre leur activité.

Le Groupe rassemblement national et apparentés : demande que le Conseil régional se saisisse au plus  vite de ce dossier, sauvegarde les emplois et pérennise cette entreprise menacée.

Philippe Eymery – Président de groupe

Bridgestone : une fermeture brutale à laquelle nous nous opposons

Communiqués

Mercredi 16 septembre 2020

863 emplois directs menacés, 1300 en y incluant les sous-traitants. C’est un terrible coup de massue qui s’abat sur le Béthunois et au-delà sur notre région. 

Ce nouvel épisode de la désindustrialisation qui affecte notre pays est certes violent et brutal mais au fond pas vraiment étonnant. Cela fait des années que la direction de Bridgestone a organisé une concurrence entre ses différents sites de production au détriment du site de Béthune, passé en quelques années de plus de 2000 salariés à moins de 900 aujourd’hui. Cette fermeture présente des caractéristiques similaires à la délocalisation de Whirlpool Amiens en 2017 et à Cargill à Haubourdin en 2020.

À nos yeux, rien ne peut justifier cette fermeture de la part d’un groupe bénéficiaire au niveau mondial et ayant profité de près de 2 millions d’euros d’argent public au titre du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi).

La surprise manifestée par M. Bertrand à l’annonce de cette fermeture illustre le défaut de dialogue entre le Conseil régional, chef de file du développement économique, et les entreprises, ce qui conduit à un manque d’anticipation.
 Nous refusons que la crise économique et sociale provoquée par un confinement inadapté serve d’alibi à des profiteurs de crise.C’est le modèle économique en vigueur qu’il faut faire évoluer vers la priorité donnée aux circuits courts et à la production locale, vers un protectionnisme intelligent régulé par un Etat stratège. 
Dans l’immédiat, le groupe Rassemblement National et apparentés, en lien avec le député Ludovic Pajot demande à la direction de Bridgestone de reconsidérer sa position.  

Philippe Eymery, président de groupe

Cargill : ne rien lâcher et agir

Argumentaires

Depuis le début du dossier Cargill, notre Groupe s’est démené pour faire bouger les lignes.

Dans un communiqué du 20 juillet, notre Groupe apportait tout son soutien aux salariés de Cargill.

Nous écrivions : 129 emplois sur les 330 que compte le site d’Haubourdin se voient sacrifiés sur l’autel du profit et de la rentabilité par un plan social estival qui aurait pu être évité. Les bénéfices de cette usine sont pourtant confortables (3,8 millions d’euros en 2019 pour le site nordiste). Notons que les salariés ont été mobilisés pendant l’urgence sanitaire en étant les seuls à fabriquer des poches de glucose à destination des hôpitaux, l’issue est pourtant le licenciement d’une partie d’entre eux.

Que fait M. Bertrand qui parle d’un plan de relance régional de 1,3 milliard d’euros mais qui n’est pas capable d’endiguer de nouvelles pertes d’emploi ?

Le groupe Rassemblement National et apparentés demande :

• un plan de reconversion et de formation correspondant aux besoins du territoire et permettant de stabiliser l’emploi des salariés et des sous-traitants concernés,

• au préfet de surseoir à ce plan de sauvegarde de l’emploi,

• que l’État obtienne de Cargill le remboursement ou la compensation des sommes perçues au titre du CICE.

Le 23 juillet, notre Groupe sollicitait le Préfet. Ce dernier nous indiquait que cette décision ne relevait pas de son périmètre d’intervention.

Début août, Philippe Eymery écrivait à la Ministre du travail Elisabeth Borne, afin de l’alerter sur le plan de sauvegarde de l’emploi du site Cargill d’Haubourdin.

Ainsi qu’à Bruno Lemaire « Il s’agit en fait d’étudier avec le Président France de l’entreprise Cargill, monsieur Hervé Saunier de Praingy, la possibilité de trouver une solution acceptable pour les salariés.

Si la suspension du plan de sauvegarde n’est pas envisageable, il est nécessaire que les services de l’Etat travaillent à améliorer le plan de départ volontaire, à organiser les reclassements sur les autres sites de l’entreprise ainsi qu’un plan de formation permettant l’intégration dans des entreprises régionales. Nous pensons ici en particulier aux entreprises Roquette et Lesaffre qui exercent le même métier que Cargill et pourraient trouver utilement une réponse à leur besoin de main d’œuvre. »

N’ayant eu aucune réponse, Philippe Eymery les a interpellés à nouveau sur Twitter : (ici et )

Il faut des actes à présent, la situation est plus qu’urgente !

L’opération masque aux entreprises : un mirage

Communiqués

Lors de la commission permanente du 30 avril 2020, les élus du Conseil régional ont adopté la délibération « fourniture de masques aux entreprises » dans laquelle les masques vendus aux entreprises étaient affichés à 0,615€ HT.

Dans un mail du 14 mai 2020 de la CCI Hauts de France, nous apprenions que la CCI et le Conseil régional lançaient une opération commune afin de vendre
2 millions de masques aux entreprises… mais au prix de 0,71€ HT !

Regrettant cet écart, nous avons écrit au Préfet le 18 mai dernier. La réponse reçue du Préfet en date du 17 juin était confuse et peu claire.

Mais l’histoire ne s’arrêtait pas là. Lors de la séance plénière du 30 juin et
1er juillet dernier a été présenté le « rapport d’information sur l’achat des masques par la Région Hauts de France dans le cadre de la crise sanitaire ». A notre grand étonnement, à aucun moment il n’est fait mention de la fourniture des masques aux entreprises. C’est pourquoi nous relancions M. Bertrand dans un courrier du 28 juillet.

Dans la réponse de l’Exécutif du 28 août dernier, soit un mois après notre interpellation, nous apprenons avec stupéfaction que « les entreprises qui se sont adressées à la Région dans ce cadre n’ont pas donné suite à leur demande pour des raisons inconnues à ce jour. (…) Aucun masque n’ayant été revendu, il n’existe pas de bilan qualitatif et quantitatif de l’opération. »

Cette non-opération réelle mais vraie opération de communication est à l’image de M. Bertrand tout au long de sa mandature : un homme qui parle mais qui n’agit pas.

Soutien public à ARC : il manque la garantie des emplois.

Communiqués

Bon nombre d’entreprises de la région ont connu un premier semestre 2020 compliqué. Le groupe ARC n’est pas épargné par la crise du Covid 19. Alors que l’entreprise s’était relancée en début d’année, la cristallerie estime une perte de chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2020.
Une nouvelle demande de prêt a été formulée auprès du conseil régional Hauts-de-France, par la société ARC France. La Communauté d’Agglomération du Pays de Saint-Omer (CAPSO) et l’Etat ont également été sollicités.

En commission permanente exceptionnelle du 2 septembre 2020, le Conseil régional des Hauts-de France a décidé :

  • d’allouer à la société ARC France un prêt d’un montant de 12 000 000 €
  • de modifier les conditions du prêt régional fait à la société Arc Holdings, en revenant d’un taux de 12% à un taux de 0,5%.
    Notre groupe a soutenu cette aide conjointe de l’Etat, de la communauté d’agglomération de Saint-Omer et du Conseil régional.

Nous avons fait part de nos fortes réserves. Nous avons demandé plus de visibilité sur l’utilisation de ces prêts du Conseil régional. Nous avons voté pour ce soutien à la société ARC France, mais nous n’avons pas connaissance du plan de relance commercial ainsi que du cadre social dans lequel il va se dérouler. Nous avons alerté sur la clause du protocole d’accord qui prévoit la possibilité de licenciements économiques et l’externalisation de toute activité opérationnelle des sociétés du périmètre.

Le Conseil régional ne peut accorder un soutien financier pour accompagner la casse sociale. L’urgence est de sauvegarder l’emploi sur le territoire de Saint-Omer.

Le Groupe Rassemblement National et apparentés, demande que cette garantie sociale soit ajoutée à l’accord à finaliser avec ARC.

Philippe Eymery, président de groupe

Christine Engrand, Conseillère régionale