Motions & voeux

Vœu déposé par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine Le Conseil régional rejette le projet éolien en mer de Mers – Le Tréport

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 23 novembre 2017

Vœu déposé par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

Le Conseil régional rejette le projet éolien en mer de Mers – Le Tréport

 

Le 20 octobre 2017, les membres du conseil de gestion du Parc Marin ont émis un avis défavorable au projet éolien en mer de Mers – Le Tréport. Le décompte des voix est plutôt clair : 34 contre, 20 pour et 2 abstentions.

Grâce à la mobilisation des habitants, des pêcheurs côtiers, des élus, des scientifiques, des associations, et de tous les amoureux des paysages de la Côte Picarde et de la Baie de Somme, l’absurdité écologique et économique de ce projet a pu être mise au grand jour.

L’avis technique incluait pas moins de 95 réserves et conditions. En toute logique, la très grande majorité des membres du conseil de gestion du Parc Marin a voté « contre » et nous nous félicitons de cette victoire du bon sens. Elle va dans le sens de la demande formulée par notre groupe en séance plénière du Conseil régional le 16 octobre.

Après 12 ans d’un processus opaque et bancal, ce rejet massif marque certes un très important tournant dans ce dossier mais ne signifie pas la fin définitive du projet.

Le dossier est transmis à l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB) qui chapeaute les 9 parcs naturels marins français. L’AFB rendra le 27 novembre prochain « un avis conforme » : favorable, favorable assorti de prescriptions, ou défavorable.

Déontologiquement, l’AFB appuiera l’avis négatif prononcé à Abbeville par le conseil de gestion du Parc Marin, mais cela ne semble pas acquis. Des élus ont exprimé publiquement leurs craintes.

Les enjeux financiers sont très importants, de fortes pressions sont évoquées. La crainte que le « non » du conseil de gestion soit bafoué est aussi réelle qu’elle serait inacceptable.

Le Conseil régional, réuni en séance plénière du 23 novembre 2017 :

– demande le respect par l’AFB qui se réunit le 27 novembre 2017 du rejet du projet éolien en mer de Mers – Le Tréport, rendu par le conseil de gestion du Parc Marin le 20 octobre 2017 à Abbeville.

– demande que les services de l’État instructeurs du dossier rejettent ensuite définitivement la demande d’autorisation pour ce projet, en conformité avec l’avis défavorable.

 

Philippe EYMERY

Président

Motion déposée par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine Revitaliser nos territoires ruraux et périphériques est une priorité

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 23 novembre 2017

 

Motion déposée par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

Revitaliser nos territoires ruraux et périphériques est une priorité

 

Toufflers, commune du département du Nord de près de quatre mille habitants n’a plus de guichet automatique bancaire de distribution de billets depuis deux ans. Les habitants sont démunis et le commerce va mourir à petit feu.

A La Neuville-en-Hez (Oise), les 1005 habitants se sont mobilisés pour refuser la fermeture du bureau de poste le mercredi. Les habitants craignent que cette première fermeture soit un coup d’essai pour d’autres ensuite. Ce petit bourg est déjà bureau d’instance de Litz (360 habitants) et de la Rue-Saint Pierre (800 habitants).

En plein arrageois rural, il y a quelques mois, un incendie s’est déclaré dans un village de 300 habitants. La solidarité des gens du village a permis que l’incendie soit en partie limité. Heureusement car le service-incendie est arrivé après plus d’une heure après l’appel du maire. On a frôlé une propagation périlleuse.

A Merville, un agriculteur retrouve la vitre de son tracteur explosée et son atelier pillé. Quelques temps auparavant, il subissait un incendie volontaire, puis se faisait agresser au couteau par quatre individus. Cet agriculteur emblématique diagnostique qu’il manque des forces de l’ordre car le phénomène de délinquance s’accélère en ruralité. La délinquance ne fait qu’ajouter au fardeau professionnel des agriculteurs malmenés par les marchés.

Du côté des professions médicales, la situation est tout aussi critique. La désertification médicale ne cesse de s’étendre. Dans des territoires de notre région, certains médecins ne peuvent plus accueillir de nouveaux patients.

Ces phénomènes qui touchent nombre d’espaces ruraux de Picardie et du Nord Pas-de-Calais sont insupportables. Il est urgent que L’Etat redevienne le grand ordonnateur du temps long et de la gestion équilibrée des territoires.

Au sein de l’actuelle organisation du territoire de la République, le Conseil régional prendra toute sa place pour revitaliser ces territoires.

Le Conseil régional, réuni en séance plénière du 23 novembre 2017 :

– demande à l’Etat de reprendre une politique d’aménagement du territoire orientée vers les territoires ruraux et périphériques ;

– demande à l’Etat de se concerter avec les collectivités territoriales, au-delà du Contrat de Plan Etat-Région, pour décider après recensement des investissements indispensables, un plan d’action d’urgence vers les territoires et populations de notre ruralité.

 

Philippe EYMERY

Président

Vœu déposé par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine Pour une alternative à l’éolien dans notre région.

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Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 16 octobre 2017

Vœu déposé par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

Pour une alternative à l’éolien dans notre région.

Le 27 juillet, le préfet des Hauts-de-France et le préfet maritime de la Manche ont envoyé un courrier commun pour annoncer la suspension du projet de parc éolien en mer posé sur la zone dite de Bassure de Baas, au large de la côte d’Opale et de la baie de Somme. Les élus locaux, associations de pêcheurs et de nombreux acteurs concernés se sont opposés fermement à ce projet, qui avait été validé par Mme Ségolène Royal alors ministre de l’Environnement, de l’Énergie et la Mer.

Au large du Tréport et de Mers-les-Bains, le projet de 62 éoliennes en mer pour un coût de 2 milliards d’euros provoque également l’unanimité contre lui.

Depuis le 4 avril 2016, un troisième appel d’offres est lancé pour une autre implantation d’éoliennes au large de Dunkerque et Gravelines. Dix dossiers de candidatures ont été présélectionnés, incluant des groupes français et étrangers. La zone retenue est très contestable, notamment pour le secteur de la pêche : si la zone d’étude représente 21% en moyenne de la surface de pêche, les bateaux y passent près de 60% de leur temps de pêche.

Par ailleurs la zone d’étude se situe à l’intérieur du Parc Naturel Marin, créé en 2012 dans le but de protéger les écosystèmes et poursuivre les activités marines dans le cadre du développement durable.

L’impact visuel pour les riverains, ainsi que les conséquences sur les écosystèmes marins représentent de véritables problématiques. Une étude rendue publique en juin 2010 démontre que la construction et l’exploitation de parcs éoliens en mer auraient des impacts négatifs sur la faune marine et les oiseaux migrateurs, faisant fuir certaines espèces de poissons.

Enfin, l’énergie éolienne est toujours considérée aujourd’hui comme une énergie d’appoint, à cause des difficultés à stocker l’électricité.

Le Conseil Régional, réuni en séance plénière du 16 octobre 2017 :

– rappelle son opposition à tout nouveau projet de parc éolien, maritime ou terrestre ;

– exige auprès du ministre en charge de l’environnement la suspension des projets au large

de Dunkerque et du Tréport ;

– engage son action vers d’autres énergies renouvelables, telles que la biomasse, la chaleur fatale, la méthanisation, l’hydrolien ou l’hydrogène.

Philippe EYMERY

Président

Motion déposée par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine Le Conseil régional demande à l’État de respecter les engagements du contrat de plan

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 16 octobre 2017

Motion déposée par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

Le Conseil régional demande à l’État de respecter les engagements du contrat de plan

 

Le 10 juillet 2015, le Conseil régional Nord-Pas-de-Calais signait avec l’État le Contrat de Plan État-Région 2015 / 2020.

Le 30 juillet 2015, le Conseil régional de Picardie signait avec l’État le Contrat de Plan État-Région 2015 / 2020.

En séance plénière du 8 Juillet 2016, le Vice-président aux transports présentait le rapport prospectif transports de la nouvelle région Hauts-de-France. Ce rapport prospectif consistait principalement en la compilation des engagements contractualisés par les Contrats de Plan État-Région des anciennes régions Nord-Pas de Calais et Picardie.

Depuis la nomination du gouvernement conduit par M. Philippe, les citoyens et les élus regardent avec étonnement et inquiétude les annonces et décisions qui sont prises.

Le 5 Juillet 2017, le Secrétaire d’État aux transports annonçait « ne pas pourvoir poursuivre les promesses non financées ».

L’État doit aussi inscrire sa politique dans la continuité nécessaire à l’action à moyen et long terme.

Or, la région Picardie Nord-Pas-de-Calais cumule des retards d’infrastructures qui handicapent son économie et donc son développement.

L’État et les Conseils régionaux des 2 anciennes régions ont contractualisé dans un contrat de plan 2015-2020, outil d’état des lieux et priorités partagés. Ce contrat de plan État-Région est notre feuille de route et de vie commune.

Aussi, après les incompréhensions sur l’agenda du chantier du Canal Seine Nord, d’autres projets d’infrastructures restent pendants tel le barreau Creil-Roissy, la R.N.2, etc. D’autres volets sont aussi prioritaires en matière d’attractivité, d’éducation et de transition énergétique.

L’État ne peut pas geler seul les priorités régionales. L’Exécutif régional ne peut pas parler à l’État sur injonction.

Il est nécessaire que le Conseil régional ait une visibilité claire de la volonté de l’État de mettre en œuvre les engagements contractualisés.

Le Conseil régional, réuni en séance plénière du 16 octobre 2017 demande :

– le respect de l’engagement de l’État sur les projets signés tels que le Canal Seine Nord Europe, mais aussi le projet structurant pour la Picardie que représente le barreau Creil-Roissy ;

– le respect des priorités du Contrat de Plan État-Région

– à travers un bilan d’évaluation et d’exécution de la période 2015-2017, la mise en œuvre d’un contrat de plan État Région actualisé pour la période 2018-2020.

Philippe EYMERY

Président

Vœu déposé par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine Whirlpool à Amiens : Faire respecter tout le Pacte de responsabilité

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 29 septembre 2017

Vœu déposé par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

Whirlpool à Amiens :

Faire respecter tout le Pacte de responsabilité

 

En 2014, à la suite de difficultés économiques et de succession, Whirlpool rachète Indesit. L’accord est obtenu des autorités de la concurrence, qui favorisent ainsi l’émergence du premier groupe européen d’électroménager. Selon Esther Berrozpe, présidente de la firme pour la région Europe-Moyen Orient-Afrique, le rapprochement permettra de dégager des synergies de 350 millions de dollars en 2017, et faire passer la marge d’exploitation de 1.9% en 2014 à plus de 7% en 2018.

Le nouvel ensemble constituera un géant industriel d’une cinquantaine d’usines réparties à Lodz en Pologne, en Turquie et en Italie, site préservé jusqu’en 2018.

La même année 2014 est lancé, par le président Hollande, le Pacte de responsabilité.

Le constat : la France est en voie de désindustrialisation, il faut réagir. Le but : faire un effort de rattrapage de compétitivité. Le moyen : dans un pacte de responsabilité nationale obtenir l’engagement des entreprises sur un maintien ou la création d’emplois. En retour, l’État s’engage à alléger progressivement les charges des salaires inférieurs à 2,5 fois le smic en ristournant un crédit d’impôt.

Des accords sont signés branche par branche, y compris pour la métallurgie, entre les syndicats patronaux et de salariés.

La France s’engage dans un vaste effort de compétitivité. Depuis 2014, c’est 67 milliards d’euros ristournés. A terme : l’allègement représentera 41 milliards d’euros par an. Le cumul dépassera 100 milliards en 2018.

Malgré ce contexte favorable, Whirlpool revient sur ses engagements d’investissement, fait savoir en 2016 qu’il va fermer le site d’Amiens en 2018. Plus de 300 salariés directs et indirects seront concernés. La firme manifeste un enthousiasme mesuré pour un repreneur. La mobilisation est alors générale pour l’emploi et le site d’Amiens.

Le 12 septembre 2017, un accord est trouvé entre le C.E. de Whirlpool et Nicolas Decayeux pour la reprise progressive par W.N.

Il faut tirer les leçons de cette guerre que nous mènent les Groupes Internationaux tel Whirlpool.

Parce que la signature des syndicats engage leurs mandants, le Pacte de responsabilité doit être respecté.  Parce que l’État détermine par la loi la politique de la nation, il doit faire appliquer la loi. Il serait grave et périlleux que les engagements et la loi soient considérés comme une affaire de duperie ou de passage par perte et profit.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 29 septembre 2017 :

  • constate la perte d’emplois à l’usine Whirlpool malgré la compétitivité du site, l’amélioration de la compétitivité globale nationale et des perspectives partielles de reprise ;
  • demande au gouvernement l’application complète de la loi (loi de finance rectificative et de financement de la sécurité sociale 2014) fixant le cadre et les mesures du « Pacte de responsabilité et de solidarité » ;
  • demande enfin au gouvernement d’obtenir de la branche, et donc de Whirlpool, le respect du « Pacte social pour les industries de la métallurgie » et de ses décisions, concernant l’emploi, l’alternance, les contrats de générations et, en cas contraire, d’obtenir le remboursement légitime des crédits d’impôt dits C.I.C.E. versés à l’entreprise Whirlpool.

 

Philippe Eymery

Motion déposée par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine Calais Port 2015 : l’emploi local menacé

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 29 septembre 2017

Motion déposée par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

 

Calais Port 2015 : l’emploi local menacé

 

 

Le Conseil régional est propriétaire des ports de Boulogne et Calais.

Le projet Calais Port 2015, financé en partie par 270 millions d’euros d’argent public, est un projet très attendu par l’ensemble des acteurs économiques de la Côte d’Opale et de la région toute entière.

D’autant plus attendu sur ce territoire du Calaisis sinistré du fait du chaos migratoire.
 

Lors du débat  en Séance plénière le 21 avril 2010 le groupe Front National – Rassemblement pour le Nord Pas-de-Calais  avait posé un préalable : « que le chantier fasse appel prioritairement aux forces productives locales ». Mme Bouchart, pour le groupe UMP, faisait alors part de ses espoirs en termes d’emplois « déjà à travers le chantier, nous allons pouvoir amener du volume ; investir, c’est lourd, cela crée de l’emploi».

Le vote  fut sans appel : 109 voix pour la poursuite du projet, 1 abstention.

Lors de la Commission permanente du 15 octobre 2012, nous demandions que ce chantier assure du travail aux habitants du Calaisis, ce territoire durement touché par le chômage et le chaos migratoire.

Au cours des débats qui ont suivi, les groupes politiques ont été unanimes pour que le chantier profite aux entreprises régionales et à l’emploi local : 2.000 emplois directs et indirects avaient alors été promis sur le chantier au plus fort de l’activité. La décision politique de financer le projet Calais Port 2015 fut, entre autres, motivée par le fait que le chantier fasse travailler prioritairement les entreprises de la région et la main d’œuvre locale.

Ainsi était scellé un pacte moral et politique visant à favoriser l’emploi local.

En avril 2017, le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine alertait : Bouygues voulait privilégier des entreprises étrangères sur le marché des passerelles. Le directeur général de la Société des Ports du Détroit rassurait alors  » il ne faut pas aller trop vite. Nous n’en sommes pas à l’heure du choix du fournisseur des passerelles ».  

Dans la torpeur de l’été, la Société des Ports du Détroit confirmait que Bouygues optait pour des passerelles véhicules fournies par le groupe Suédois MacGregor dont la production sera externalisée en Pologne.

Le précédent ainsi créé, c’est maintenant le marché des passerelles piétons qui est promis à une entreprise espagnole.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 29 septembre 2017 :

–        Demande que soit respecté le pacte moral et politique du Conseil régional visant à favoriser l’emploi local ;

–        Décide d’intervenir auprès du groupement constructeur Bouygues et de la Société des Ports du Détroit afin que le marché soit attribué au groupement d’entreprises locales.

 

 

Philippe EYMERY

Calais Port 2015 : 300 emplois sacrifies. Bertrand aux abonnés absents : passivité complice!

Motions & voeux

Lille – Le 14 septembre 2017

Selon le média professionnel Mer et Marine, le groupe MacGregor vient de décrocher auprès de Bouygues Construction, le contrat de fourniture des trois rampes du projet Calais Port 2015.

En 2012, le Conseil régional, tous horizons politiques confondus, avait pris la décision de soutenir le projet Calais Port 2015. Ce projet, engageant des crédits publics conséquents, devait avoir des retombées sur les entreprises et donc la main d’oeuvre locale et régionale. Le cahier des charges des marchés devait acter cette volonté. Un pacte moral et politique était ainsi scellé.

Les 11 avril et 11 août derniers, notre groupe a rappelé par courriers au Président de la Société des Ports du Détroit, et au Président du Conseil régional M. Bertrand, la nécessité de respecter ce pacte moral et politique. M. Bertrand n’a pas daigné répondre à nos courriers ni à notre lettre ouverte du 14 avril.

En choisissant le groupe MacGregor, le Groupement Constructeur de Calais Port 2015 ne respecte pas ce pacte induit par ce projet financé à hauteur de 270 millions d’euros sur fonds publics.

Nouveau camouflet pour M. Bertrand, conséquence de sa passivité dans ce dossier.

Inertie d’autant plus coupable alors que nous l’avions alerté depuis le printemps dernier : 300 emplois auraient pu être créés sur quatre ans si des groupements d’entreprises locales avait été retenus.

Le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine saisira l’Exécutif en Séance plénière d’une motion visant au respect des engagements pris.

Philippe Eymery

Vœu déposé par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine Supprimer la directive « détachement des travailleurs », cette arme de destruction massive de l’emploi local.

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 29 juin 2017

Vœu déposé par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

Supprimer la directive « détachement des travailleurs », cette arme de destruction massive de l’emploi local.

La directive « détachement des travailleurs », ex-directive Bolkestein, a fait la démonstration de sa nocivité dans le cadre du marché unique et sur son fondement de la libre circulation des travailleurs. Les infractions se multiplient.

Près de 300 000 travailleurs détachés « officiels » sont employés en France c’est-à-dire au mieux déclarés.

Presque autant de travailleurs passent la frontière en camionnette pour exécuter des travaux en catimini. Ce sont donc près de 600 000 postes de travail perdus pour la Nation.

Tous les secteurs sont concernés : Bâtiment et travaux publics, mais aussi transport-logistique, restauration, construction réparation navale, agriculture, etc…

La condamnation de Bouygues pour utilisation de travailleurs détachés sur le chantier de l’E.P.R. de Flamanville illustre cette nocivité de la directive. Outre la perte d’emplois, le préjudice est évalué à 12 millions d’euros pour nos caisses sociales. C’est un gâchis économique et social.

Il faut revenir au principe fiscal de base : la territorialité. Les entreprises payent les salaires et les charges là où elles concourent à produire le travail. A Rome fait comme les Romains !

Il n’y a plus de temps à perdre avec un texte nocif, véritable erreur législative européenne, spoliatrice de nos forces vives et de notre économie. Il est urgent de revenir aux principes de notre droit fiscal et de sécurité sociale et appliquer les règles de concurrence non faussées.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 29 juin 2017 :

  • constate les effets pernicieux sur l’emploi, la formation, l’insertion et la sécurité des salariés de la directive « détachement des travailleurs » ;

  • souhaite la suppression de cette directive pour sa nocivité aux règles d’un marché du travail socialement réglementé et équilibré ;

  • demande au gouvernement d’entamer les démarches pour aboutir à la suppression de la directive « détachement des travailleurs ».

Philippe EYMERY

Président

Motion déposée par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine Canal Seine Nord Europe : le gouvernement doit confirmer son engagement.

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 29 juin 2017

Motion déposée par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

Canal Seine Nord Europe :

le gouvernement doit confirmer son engagement.

Lors de la Commission permanente du 13 décembre 2016, le Conseil régional votait le protocole (modificatif) de financement et de gouvernance pour la réalisation du Canal Seine Nord Europe. L’Union européenne, l’Etat, le Conseil régional Hauts-de-France et les Conseils départementaux s’engageaient ensemble pour ce grand chantier, investissement structurant pour la Picardie et le Nord Pas de Calais.

Depuis le 9 mai 2017, notre pays a un nouveau gouvernement. Ce nouveau gouvernement est présidé par un Premier ministre ayant manifesté à plusieurs reprises sa claire hostilité au projet du Canal Seine Nord Europe.

Devant le Conseil de surveillance de la société du Canal Seine Nord Europe, le président du Conseil régional a indiqué qu’il avait reçu l’assurance que ce projet ne serait pas remis en cause.

Est-ce un engagement ou ne serait-ce qu’une parole qui n’engage que ceux qui l’écoutent ? Enfin un ancien ministre affirme qu’il y a beaucoup de gesticulation et pointe le risque de voir l’Union européenne renoncer face à l’hésitation gouvernementale et l’absence de premier versement de l’Etat.

Cette hésitation nuit à la crédibilité de notre pays et de ses dirigeants. Il est urgent d’avancer et donner des signes de confiance aux citoyens et aux acteurs économiques.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 29 Juin 2017 :

  • réaffirme l’engagement désormais irréversible du projet Canal Seine Nord Europe et demande à l’Etat d’exécuter le premier versement ;

  • demande à l’Etat de donner à ce projet toute sa dimension par l’aménagement des voies fluviales connectées au Canal Seine Nord Europe ;

  • s’engage à organiser les plateformes logistiques nécessaires à la gestion et redistribution des flux de marchandises.

Philippe EYMERY

Président

Fermeture du Camp de La Linière, le Conseil régional demande à l’Etat d’agir

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France
Picardie – Nord Pas de Calais
Séance Plénière du 30 mars 2017
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Vœu déposé par le groupe
Front National – Rassemblement Bleu Marine

Fermeture du Camp de La Linière, le Conseil régional demande à l’Etat d’agir

Le 28 janvier 2016 nous demandions au Conseil régional réuni en Séance plénière de soutenir l’Etat qui refusait de s’investir dans le camp illégal de La Linière à Grande Synthe.
Le 9 mars 2016, le gouvernement socialiste, faisant preuve de laxisme, a finalement cédé aux pressions d’élus locaux irresponsables. L’Etat s’est investi dans le camp de La Linière, un camp initialement provisoire mais qui tend désormais à se pérenniser pour le plus grand malheur des riverains. La population du camp a doublé, elle compte aujourd’hui plus de 1600 individus illégaux. Coûts insupportables : coût sécuritaire avec la mobilisation permanente des forces de sécurité et des pompiers, coût sanitaire avec l’encombrement du Centre Hospitalier de Dunkerque, coût économique avec l’impact négatif sur l’activité commerciale.
Le 2 février 2017 nous soumettions un vœu au Conseil régional réuni en Séance plénière pour demander à l’Etat qu’il prenne ses responsabilités en fermant définitivement le camp.
« Prostitution, viols de femmes et d’enfants » Les humanitaires interviewés dans le Guardian du 12 février dressent un aperçu de l’enfer vécu au camp de La Linière. Les Britanniques parlent d’une violence physique et sexuelle de plus en plus ingérable, des femmes et des enfants vulnérables devenus victimes et désignés sous le vocable sordide de « petits steaks appétissants ». Les plus fragiles font les frais des flux d’immigration organisés par la mafia des passeurs.
Des conditions déplorables dans la continuité de la jungle de Calais, attentatoires à la dignité humaine. Ces faits confirment malheureusement nos inquiétudes, la justesse de notre diagnostic, et nous donne raison !
Pour mettre fin à cette situation, la solution c’est la fermeture réelle et définitive du camp.
Le Préfet, le 3 mars, annonçait un avenant signé pour prolonger la convention jusqu’au 30 septembre. Le 15 mars, le ministre de l’Intérieur, prenant conscience de l’impasse à laquelle conduit la pérennisation du camp, confirmait la nécessité de démanteler ce camp rapidement.

Le Conseil régional réuni en Séance plénière demande au Préfet :
– de ne pas prolonger la convention au-delà du 30 mai 2017,
– de programmer le démantèlement du camp de La Linière à Grande-Synthe après cette date.

Philippe Eymery
Président