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Whirlpool, provocation et rapport de force ?

Lille – Le 25 janvier 2017

L’usine Whirlpool d’Amiens a 70 ans, elle emploie 290 salariés et 250 intérimaires. Le groupe américain a décidé, mardi 24 janvier, que l’usine d’Amiens fermera ses portes en juin 2018.

Le groupe américain y voit que son propre intérêt sous le prétexte de la sauvegarde de sa compétitivité : la délocalisation en Pologne (salaire moyen mensuel de 431€ contre 1.481 € en France)

La fermeture de Whirlpool serait aussi la mise en danger des sous-traitants, et particulièrement des 56 salariés du sous-traitant Prima. Voilà, encore une fois, le résultat désastreux de la politique européenne et de l’absence de politique industrielle nationale.

Les salariés ont écrit aux élus du Conseil départemental et du Conseil Régional. Une réunion est prévue à Paris entre M. Cazeneuve, M. Bertrand et les élus locaux, mais bien sûr, sans les élus Front National – Rassemblement Bleu Marine.

La solution serait le patriotisme économique qui n’est pas seulement fabriquer français, il ne s’agit pas d’un repli sur soi. Ce concept fait davantage référence à la notion de sécurités économiques et de protection de notre savoir-faire. Il s’agit d’une politique globale d’identification de nos vulnérabilités, de nos atouts, de prospectives et de mutualisation dans l’action.

Le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine a déjà évoqué le cas d’une société qui avait licencié et délocalisé, s’installant en Chine afin d’accroître ses profits, mais qui constate que ce modèle économique ne résiste pas aux contraintes inhérentes à la délocalisation. Quelques années plus tard, ladite société revient en France.

Philippe Eymery

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