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Louis Perrine le dernier patriote

Louis Perrine est un patriote. Engagé depuis toujours auprès de ceux qui défendent l’idée de la France, il a encore montré à 94 ans un exemple à suivre pour tous les Français et les militants. Nous ne pouvions que vous raconter son histoire qui serait presque romanesque si Philip Roth tenait la plume.

Né dans les années 30 dans le nord-est de la France, il connut une enfance heureuse. Ses parents tenaient « la Brasserie » dans un village moyen où la plupart des habitants vivaient des mines autour. Il a vu la vie de ces gens et les gueules noires étaient l’or de ses parents. L’arrivée des migrants venus d’Europe de l’Est ne faisait que remplir les bouches béantes qui vomissaient de l’argent frais aux riches propriétaires. Le mot exploitation avait tout son sens. Les exploités exploitaient la mine et les propriétaires firent fortune. Aujourd’hui encore, ils voient leurs petits enfants parader dans des voitures de luxe étrangère, inconscients que leurs héritages ne soient que du sang et de la souffrance. Trop jeune encore, il ne comprenait pas encore les débats qui animaient la Brasserie entre ceux qui avaient peur des migrants étrangers et ceux qui découvraient un système qui faisait d’eux des esclaves consentants et qui en plus parvenait à les diviser. Ils entendaient souvent « Sous la terre, il n’y a pas de nation ».

Louis ne savait pas trop encore ce que voulait dire le terme nation. Pour lui, la nation, c’était le bleu, le blanc et rouge et la Marseillaise qu’il avait appris par et avec cœur. Pourtant, il n’avait rien contre les Polonais, Italiens, Hongrois ou Yougoslaves.. Il savait qu’ils avaient fui une vie plus difficile, mais Marcel avait du mal à concevoir qu’il y avait pire que la vie des Gueules noires. Il ne connaissait pas le bruit des bombes, les pogroms, les obscurantismes, alors il pensait que ces gens n’avaient pas le courage de changer les choses chez eux. Louis répétait surtout ce que les adultes disaient. Ils disaient qu’en Allemagne, un homme s’était levé pour reconstruire le pays, que les ouvriers avaient retrouvé du travail. Marcel nous explique qu’il est facile de juger aujourd’hui. Avant, il n’y avait même pas la radio chez tout le monde et c’était le dernier qui parlait qui avait raison. Et en 1939, le dernier qui a parlé, c’était le bruit des bottes et le son des canons. Ils avaient fui en maudissant cet homme que certains d’entre eux avaient admiré. Aujourd’hui Louis n’aurait jamais accepté de partager l’idée de nation avec ceux qui s’en réclament.

Avec le recul, il explique que le patriotisme, il l’a appris en fuyant. La solidarité, le fait de se retrouver et de s’unir parce qu’on est né quelque part sur cette terre. C’est terriblement humain et c’est bien le sel des patriotes. L’Histoire parle d’exode, aujourd’hui elle nous aurait appellée migrant. Nous ne traversions pas les déserts et les mers, mais les plaines et les montagnes parfois sous le feu ennemi. Nous étions les errants et notre pays d’accueil, la Suisse, ne s’est pas demandée si nous étions des lâches ou des profiteurs, mais elle nous a nourrit, logé et aidé. Malheureusement, les Banques suisses l’étaient tout autant avec le IIIe Reich. Ce sont les migrants qui sont revenus d’Angleterre, de Suisse, d’Afrique du Nord et d’USA qui sont venus libérer la France avec les Alliés. Louis Perrine est ému, mais il a le torse bombé des patriotes, de ceux qui connaissent dans leur chair la guerre et puis tout le reste.

Il faut croire que la chance a aussi un cœur. Louis Perrine est bien connu dans notre bureau pour être un fidèle et loyal joueur de l’EuroMillions. Avant ça, Louis jouait au Loto National. Il disait qu’il avait tellement joué sans gagner que même en gagnant le gros lot, il serait encore perdant. Il ne savait pas que la providence l’écoutait d’une oreille.

En regardant les résultats de l’EuroMillions depuis nos locaux, il resta de marbre et continua la réunion comme si de rien n’était. Il venait pourtant de gagner 80 millions d’euros.

En nous racontant son histoire, beaucoup pensaient à ce qui se passait aujourd’hui dans le monde. Il nous expliqua que le patriotisme n’est pas d’ériger des murs et de couper des ponts. Il expliqua que le patriotisme, c’est de préserver l’âme de sa nation. Cette âme n’a jamais été barbelée et c’est en s’ouvrant au monde qu’elle l’a éclairé pendant des siècles. Depuis la fin du XIX éme siècle, nous vivons à crédit et nous vivons sur ce que nous avons été. Aujourd’hui, les patriotes sont des traîtres à la nation. Il nous expliqua qu’ils se trompaient de combat. Plus tard, nous apprenions qu’il avait un fait un don à une association qui aide ceux qui sont en exode aujourd’hui… Une belle leçon de vie.

 

 

 

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