Post navigation

Communiqués

Grèves SNCF : il faut laisser les usagers en paix et ne pas se tromper d’adversaire !

A Lille, le 9 avril 2018.

La grève organisée par les syndicats des agents de la SNCF risque de se durcir au fil de son calendrier. Les premiers jours, en Hauts-de-France, ont révélé de très grandes difficultés de circulation et de gestion des flux voyageurs, ce qui ne peut que nous inquiéter pour la suite du mouvement social jusqu’au 28 juin 2018, date officielle de la fin de la grève. Les taux de trafic se sont avérés très bas avec une absence de trains sur certaines lignes et seulement un train sur dix sur beaucoup d’entre elles.

La réforme très discutable de la SNCF menée par le gouvernement ne doit pas pour autant autoriser les syndicats à abuser d’un droit de grève, certes légitime, et ainsi perturber très gravement la vie quotidienne de millions de citoyens plongés dans l’angoisse permanente. Certains ne semblent pas prendre la mesure de la responsabilité qu’ils portent en empêchant les voyageurs de circuler, à défaut de leur assurer un service minimum.

En effet, les grands perdants sont comme toujours les usagers-contribuables pour qui le quotidien en transports publics, en Hauts-de-France, est déjà émaillé de très nombreux incidents. N’oublions pas que, derrière cette situation catastrophique pour les usagers, ce sont bel et bien des examens, des gardes d’enfants, des soins médicaux etc… et des activités professionnelles et économiques (dans un contexte déjà très difficile pour chacun) qui sont en jeu.

L’appréhension est d’autant plus partagée que les moyens de substitution, type covoiturage et bus, demeurent très insuffisants par rapport au nombre de personnes qui ont un impérieux besoin de circuler pour se rendre chaque jour à leur travail ou à leurs obligations. Et ne parlons pas du report automobile augmentant sensiblement la congestion routière et la pollution sur l’ensemble de la région…

C’est pourquoi les élus régionaux du Front national membres du syndicat « Hauts de France Mobilité » (ex-SMIRT), demandent que le service garanti soit respecté tout au long de la grève afin d’entraver le moins possible le quotidien d’usagers déjà excédés par des conditions de transports sans cesse dégradées. La liberté de circulation doit d’être rétablie ! Les agents de la SNCF, qui se battent de bonne foi pour la sauvegarde du service public du transport ferroviaire, doivent s’attaquer, par les moyens appropriés, aux vrais responsables du gâchis actuel : la direction de la SNCF, le gouvernement et, surtout, la Commission de Bruxelles.

Philippe Eymery, président de groupe, et Adrien Nave, chef de file pour la commission Transports.

About Rassemblement National Hauts de France