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Ferroviaire régional : la nécessité de penser et agir global

Lille, le 8 mars 2019.

Une nouvelle fois, l’Exécutif  du Conseil régional annonce par voie de presse un report de signature de la prochaine convention TER. Débutée en 2018, la négociation avec la SNCF s’éternise sans résultats probants. L’opposition régionale est privée de toute information et c’est par la presse que les élus apprennent que M. Bertrand, désavouant le vice-président aux Transports et ses équipes, va prendre en main la négociation avec le directeur TER de la SNCF.

Cet exercice solitaire du pouvoir est irrespectueux des élus et de l’institution. Pire, il est inefficace quand on se souvient de la suppression des arrêts du Thalys et de l’Eurostar, de la suppression annoncée puis reportée des dessertes des villes moyennes par le TGV sur injonction de la ministre des Transports. Avec ce deuxième report annoncé, l’Exécutif du Conseil régional montre son état d’impréparation ou de non-anticipation puisque les travaux en vue d’une nouvelle convention ont été commencés en 2018.

D’autres sujets impactent l’enveloppe budgétaire de nos relations avec la SNCF. Il y a certes la convention TER, mais il y a aussi les liaisons inter-régionales des ex-TET (Trains d’équilibres du Territoire), les liaisons nationales et internationales TGV. Sans oublier le sort réservé à la partie « investissement » dont nombre de questions restent en suspens, comme la propriété des études, des rames, etc…

La relation avec la SNCF est un tout : son enjeu dépasse la question des transports et impacte l’aménagement du territoire. Notre région est touchée par la thrombose routière de la métropole lilloise et les fermetures successives de « petites lignes » jugées non rentables, c’est à dire une forme de « désaménagement » du territoire.

Le Groupe Rassemblement National et apparentés estime qu’en enfermant la négociation avec le directeur TER et en ne négociant pas « global », M. Bertrand met le Conseil régional en position de faiblesse avec la SNCF qui aura beau jeu de récupérer de l’autre main ce qu’elle n’a pas obtenu de la première. Là encore, la méthode Bertrand tient plus de l’effet de menton que de la création d’un contexte de discussion déterminée à résultat gagnant-gagnant. Le groupe Rassemblement National et apparentés renouvelle les propositions du vœu défendu en séance plénière du 31 janvier quant au ferroviaire, outil de l’aménagement du territoire.

Philippe Eymery, président de groupe

Adrien Nave, chef de file pour la commission Transport

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