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ARC : agir pour une solution définitive

Lille, le 29 mars 2019.

Le Conseil régional a délibéré pour apporter à l’entreprise ARC sa quote-part du financement à la résolution de ses difficultés, avec un prêt de 12 millions d’euros.

ARC doit recevoir l’appui total du Conseil régional. Il faut féliciter les salariés et la direction locale pour le sens de leur responsabilité sociale pendant cette passe délicate.

Le Groupe Rassemblement National et apparentés a cependant soulevé quelques remarques qui relèvent du « peut mieux faire ».

La forme du prêt consenti par l’Etat et le Conseil régional dans une formule in-fine a un coût faramineux : un taux de 12% sur 5 ans, cela fait, jusque décembre 2023, un total de 60% de l’emprunt, soit des intérêts de 18 millions d’euros pour un prêt de 30 millions.

Il faut aussi regretter que l’intervention de l’Etat, à hauteur de 16 millions d’euros, soit aussi « pingre».  C’est une intervention de seulement 33% supérieure à celle du Conseil régional. Cela n’a pas non plus donné le bon signal pour avoir le concours des grands noms bancaires (Crédit Agricole, BNP, Crédit Mutuel…)  qui brillent par leurs absences alors qu’elles bénéficient pourtant des retombées de l’activité audomaroise et régionale.

Cela démontre que l’État et le Conseil régional pêchent par absence de Fonds d’intervention puissant alors que, pour l’Etat, il est le premier bénéficiaire de l’activité d’ARC en terme de retour de T.V.A. ou de charges sociales et fiscales.

Pour le Rassemblement National, il eut fallu voir plus large pour le tour de table financier afin de résoudre plus rapidement et simultanément tous les problèmes. Pour Christine ENGRAND, chef de file de la commission économie et Philippe EYMERY, 160 millions d’euros eut été un niveau bien meilleur pour permettre de solder plus dynamiquement les besoins de l’entreprise, et donc sa pérennisation. Voir chichement une première fois, coûte souvent plus cher s’il y a une seconde fois.

Pour le Groupe Rassemblement National, il faut passer désormais aux choses sérieuses pour promouvoir une industrie nationale: cela passe obligatoirement par un Fonds puissant, capable de suppléer les banques qui désertent et qui permettra d’investir sur le moyen-long  terme dans des structures fortement capitalistiques. C’est une nécessité impérative pour l’emploi et le maintien de l’industrie en France.

Philippe Eymery, président de groupe.

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