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Annulation des charges et des coûts fixes : une nécessité vitale pour les indépendants et PME

Le 14 mars, L’Etat a décidé la fermeture administrative de certains commerces (restaurants, cafés, etc).
Le 16 mars le Président de la République a mis en place le confinement. Du jour au lendemain, des millions d’entrepreneurs, artisans, commerçants ont perdu leur gagne-pain.

Pas d’activité, pas de recettes commerciales et donc pas de rentrée d’argent.
Ces entreprises continuent cependant à supporter les coûts fixes de structure sur lesquels elles n’ont pas de prise immédiate. Ce choc brutal et de grande ampleur n’épargne aucun secteur.
De nombreux acteurs économiques sont menacés de faillite.
Le gouvernement a décidé un report de paiement des charges sociales pour les entreprises.
Lorsque l’activité reprendra, les entreprises devront faire face au cumul des charges courantes et du report de charges antérieures. Leur trésorerie sera exsangue du fait du règlement des coûts fixes alors qu’il n’y a pas eu de recettes.

En séance plénière ce 10 avril, le groupe Rassemblement National et apparentés a donc déposé un vœu, afin que soit acté notre demande à l’Etat d’une annulation des charges et des coûts fixes le temps de l’arrêt de l’activité lié au confinement.

Le ministre des comptes et de l’Action publique, également conseiller régional des Hauts-de-France, a participé à cette séance. Il nous a opposé une réponse négative sur le thème « annuler les charges sociales et fiscales empêcherait la France d’emprunter sur les marchés financiers ».
Sa réponse a la froideur glaciale d’un comptable sourd à la détresse humaine de ceux qui sont contraints par l’Etat d’arrêter leur activité et indifférent à la perte de centaines de milliers d’emplois, conséquence de la faillite à venir de ces entreprises.
Pire, comme lors du mouvement des Gilets Jaunes, il a cherché à opposer les Français entre eux en déclarant que l’annulation des charges empêcherait le versement des retraites.
Ainsi l’Etat et le gouvernement responsable de la catastrophe sanitaire du fait de leur impréparation entendent faire payer à d’autres le coût de leurs erreurs.

Cette annulation demandée par les organisations professionnelles, les acteurs économiques et des responsables politiques finira par s’imposer. Combien de faillites faudra-t-il attendre pour qu’enfin elle soit appliquée ?

Quant à la compensation des coûts fixes, une solution, comme proposé dès le 20 mars par Marine Le Pen, c’est le déblocage direct de 10 milliards d’euros par la Banque de France en faveur des entreprises jusqu’à 1000 salariés.

Philippe Eymery, Président du groupe

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