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Argumentaires

Tout va très bien à La Linière : 11 millions d’euros partis en fumée.

Le 3 novembre 2016 en Conseil de Communauté Urbaine de Dunkerque, le Maire de Grande-Synthe, vice-président de la CUD déclarait « le camp est bien géré, … cela reste une véritable fierté d’accueillir ces migrants ».

C’était la réponse qu’il faisait au nom de l’Exécutif de La CUD à une question orale des élus Bleu marine sur les conditions de vie inhumaines du camp (agressions à ré­pétition, viols quotidiens de femmes et en­fants).

Dans la nuit du 10 au 11 avril 2017, 5 mois après cette déclaration, les migrants ont incendié le camp. Pompiers et CRS ont été caillassés et blessés. Déclarations gênées après l’incendie :

Le Conseiller régional Dhersin, également vice-président de La CUD, « Les mafias se sont enrichies sur le dos de la ville et de l’Etat. C’est incontrôlable »

Le député Maire de Saint-Pol également vice-président de La CUD, « ce camp était géré par des passeurs. On sentait arriver l’inéluctable »

Le Président de La CUD, «La CUD ne sera plus partie prenante dans la Linière ou dans un autre camp. Les conditions ne sont plus réunies pour assurer l’ordre public » (https://journal.lavoix.com/lavoixdunord/?_ga=1.25565437.1992393193.1482228945#VDN/VDN/web,2017-04-12,06DUNKERQ|VDN,2017-04-12,06DUNKERQ,1|12)

Et jusqu’au Maire de Coudekerque, égale­ment vice-président de La CUD qui instaure des contrôles au faciès les 12 et 13 avril pour empêcher les migrants de traverser le pont. (https://journal.lavoix.com/lavoixdunord/?_ga=1.25565437.1992393193.1482228945#VDN/VDN/web,2017-04-14,06DUNKERQ|VDN,2017-04-14,06DUNKERQ,1|4^)

Tous ces élus ont pourtant financé ce camp à hauteur de 500 000 euros en 2016 et trou­vaient, comme le Maire des migrants, que tout allait bien.

Cette ignominie a déjà couté, au bas mot, 11 millions d’euros aux Français. Cela suffit !

Quant à l’inénarrable Bertrand, il s’est illustré avec sa majorité de béni oui-oui par un refus aussi sectaire que non motivé de toutes nos demandes de démantèlement de ce camp.

Le 13 octobre 2016, le Groupe FN-RBM, présentait en séance plénière une motion intitulée « Le Conseil régional protège les habitants de notre région frappés par la crise migratoire. » Cette motion faisait suite à un voeu proposé en SP le 28 janvier 2016 et avait pour objet le démantèlement. (http://picardienordpasdecalais.com/motions-voeux/voeu-depose-groupe-seance-pleniere-13-octobre-2016/)

Dans l’intervention accompagnant la mo­tion, il était évoqué les drames consécutifs à cette crise migratoire : les viols de la St Sylvestre 2015, la mafia des passeurs, les trafics en tous genres.

A la fin de l’intervention, M Bertrand, bien calé au fond de son fauteuil, les yeux mi-clos déclarait : « avec ces interventions… on voit le vrai visage de l’extrême droite. » Lui, affichait le visage satisfait du sectarisme revendiqué, du mépris assumé : même pas besoin de motiver le refus de s’associer à la demande du FN de démanteler ce camp dit « humanitaire ».

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