2ème Motion d’urgence déposée sur la filière dentelle : Le temps est maintenant à l’action

Communiqués

Lille, le 1er février 2019.

Depuis plusieurs années, l’industrie de la filière dentelle connait des difficultés avec des baisses de production ayant pour conséquence des licenciements et récemment la tendance s’accélère comme à Noyon avec 75 départs. Le Conseil régional doit apporter son soutien à ce savoir-faire unique créé il y a plus d’un siècle. Après une première motion d’urgence en novembre 2018, le groupe Rassemblement National et apparentés a déposé une deuxième motion d’urgence afin de provoquer un débat constructif et ainsi trouver des mesures d’accompagnement aux acteurs de la profession de la filière et de leurs salariés. De nouveau la majorité LR-UDI, empêtrée dans ses contradictions et son sectarisme, a voté contre cette motion au détriment de la situation urgente et des enjeux économiques dans le Caudrésis et ou Calaisis, déjà fortement écartés de la croissance régionale.

Les problèmes que rencontre la filière sont pourtant connus depuis longtemps et les sujets d’inquiétude avaient déjà été illustrés lors du passage du président du Conseil régional à Caudry en mars 2018 :

–        Une concurrence étrangère impitoyable à bas coût surtout chinoise. Pour protéger notre savoir-faire, il s’avère important que nos entreprises restent sous pavillon français. Or la décision du Tribunal de Commerce de Calais d’avoir favorisé le rachat de l’entreprise « Desseilles Laces » aux chinois au détriment d’une entreprise caudrésienne, a posé un risque réel de voir nos métiers « leavers » délocalisés en Chine. Ce fut une grave erreur.

 –        la contrefaçon. Le monde de la lingerie et de la mode est envahi de dentelles bon marché et mal imitées. Il y a un vrai manque de motivation et de pugnacité de l’Etat et des tribunaux pour défendre la propriété industrielle et sauvegarder nos créations !

 –       l’activité de la dentelle a besoin d’un recours plus efficace au chômage partiel ; la procédure est trop bureaucratique. Cette filière des solutions doit obtenir moins de contraintes, plus d’attention spécifique voire dérogatoire pendant une période pour faciliter la souplesse des entreprises.

  • Parce qu’il y a le temps administratif et le temps économique, le groupe Rassemblement National veut un « état d’urgence économique » en faveur de nos entreprises. Un PLAN DENTELLE conjoint Etat-Conseil régional doit être mis en place pour défendre cette filière, fleuron si spécifique du secteur textile et de la mode. 

Philippe Eymery, président de groupe.

Les GAFA ? Monsieur Bertrand est contre…Tout contre

Communiqués

Lille, le 16 janvier 2019.

 

Monsieur Bertrand se fait depuis peu le chevalier blanc de la lutte contre les géants du numérique, les fameux « GAFA » (Google Apple Facebook Amazon).

Dans l’émission Dimanche en politique du 13 janvier, il appelle à « leur tordre le bras », « ne pas se contenter d’une pichenette ».

Or c’est le même monsieur Bertrand qui a fait signer en grande pompe un partenariat stratégique entre le Conseil régional des Hauts de France et Facebook le 7 décembre 2016.

Mieux encore, toujours le même monsieur Bertrand a accordé le soutien financier du Conseil régional pour faciliter l’implantation d’Amazon à Boves (Somme) : un montant de 500 000 € d’argent public en 2017. Rappelons que le géant Amazon, champion de l’optimisation fiscale, a franchi en 2018 la barre des 2,5 milliards de dollars de bénéfice en un trimestre…

Pour couronner le tout, le 5 octobre 2016, monsieur Bertrand a demandé un « assouplissement » du droit du travail au bénéfice d’Amazon afin que les salariés puissent travailler la nuit.

Les faits montrent combien monsieur Bertrand présente une fois encore un double visage : le Bertrand de 2019 prend le contrepied du Bertrand de 2016. Les gilets jaunes sont passés par là et il est de bon ton de dénoncer ceux qui symbolisent l’injustice fiscale.

Notre groupe Rassemblement national et apparentés s’était abstenu de voter le financement de l’installation d’Amazon.

Encore une fois, comme pour l’aide au transport des particuliers ou les allégements  de charges, les élus RN ont vu juste en refusant de cautionner le principe d’une mesure ou un dispositif qui ne répond pas véritablement à l’intérêt général.

 

Philippe Eymery, président de groupe.

Ascoval: une victoire pour la région

Communiqués

Lille, le 21 décembre 2018.

 

Le 19 décembre, le Tribunal de grande instance de Strasbourg actait la reprise de l’aciérie de Saint Saulve par la société Altifort, située à Ham dans la Somme, après quatre ans d’épisodes successifs faits d’incertitude pour les 281 salariés. Ils vont pouvoir envisager une nouvelle année sous les meilleurs hospices tout comme les 1000 emplois indirects préservés.

Les fonds publics injectés s’élèvent à 47 millions d’euros: la région apporte 12 millions d’euros aux côtés de l’Etat (25 millions d’euros) et de Valenciennes métropole (10 millions d’euros).

C’est une bonne nouvelle pour la région toute entière dont le secteur de l’industrie est particulièrement en souffrance.

Le groupe Rassemblement National et apparentés a soutenu et approuvé les démarches du Président du Conseil régional qui ont porté leurs fruits en assurant l’avenir de l’entreprise. Nous nous félicitons du volontarisme montré sur ce dossier.

Cependant, nous continuerons à être vigilants au bon déroulement de cette reprise et à l’avenir des salariés. N’oublions pas l’alerte donnée fin novembre concernant Vallourec, actionnaire à hauteur de 40% d’Ascoval, et la rumeur d’un possible plan social qui finalement n’a eu pas lieu.

Nous serons également attentifs au devenir des autres entreprises en difficulté dans la région. Combien d’entre elles n’ont pas eu la chance de bénéficier de l’attention de M. Bertrand laissant des centaines de personnes sans emploi? Jean Caby, en liquidation judiciaire depuis l’été dernier en est le parfait exemple. Comme le groupe le disait dans un communiqué de presse du 7 novembre, il ne peut y avoir 2 poids 2 mesures. L’Exécutif doit agir pour toutes les entreprises au bénéfice de tous les salariés de la région

Le Rassemblement National continuera de se battre sur tous les fronts pour préserver les emplois des habitants de la région. 

 

Philippe Eymery, président de groupe.

Voeu d’urgence déposé par le groupe Rassemblement National et apparentés – Pacte mondial sur les migrations, la représentation nationale doit se prononcer

Motions & voeux

Conseil régional Hauts- de- France

Séance pléniére des 13 et 14 décembre 2018

Voeu d’urgence déposé par le groupe Rassemblement National et apparentés

Pacte mondial sur les migrations, la représentation nationale doit se prononcer

Lundi 10 décembre, à Marrakech, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a signé, au nom de la France le pacte mondial de I’ONU. pour des « migrations sûres, ordonnées et régulières » – également nommé le pacte de Marrakech.

Ce pacte est une veritable bombe a retardement qui autorise des instances supranationales non- élues a imposer aux Frangais toujours plus d’immigration financée par leurs impots !

Régularisation massive de clandestins, accompagnement financier des migrants vers I’emploi, éducation des médias pour promouvoir les « bienfaits » de l’immigration, sanction contre toute critique de l’immigration … Ils organisent la submersion de la France !

A travers le monde, les pays sont de plus en plus nombreux & refuser de signer ce pacte : Autriche, Hongrie, Etats-Unis, Italie, Australie, Israél, Bulgarie, République Tchéque, Suisse, et Croatie.

Ce pacte mondial n’a pas été débattu devant la représentation nationale, contrairement a d’autres pays européens tels que la Belgique.

La signature définitive et le vote final sont prévus te mercredi 19 décembre devant I’Assemblée générale de l’ONU.

Il est urgent que ce texte soit débattu devant la representation nationale, Assemblée nationale et Sénat, seule habilitée 4 donner un mandat au gouvernement pour signer ce texte qui organise la submersion migratoire de la France.

Le Conseil régional réuni en Séance Plénière le 13 décembre 2018 demande au Président de la République que le Pacte mondial soit mis en débat au Parlement.

Philippe Eymery

Motion d’urgence déposée par le groupe Rassemblement National et Apparentés – Brexit : la filière pêche et transformation des produits de la mer doit être défendue

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France Séance plénière des 13 et 14 décembre 2018

Motion d’urgence déposée par le groupe Rassemblement National et Apparentés

Brexit : la filière pêche et transformation des produits de la mer doit être défendue

Le 23 juin 2016, le peuple britannique a  décidé par référendum de se retirer de l’Union européenne avec 51.89% des suffrages,

Le 3l mars 2019, le Royaume-Uni devrait sortir de l’Union européenne, sauf si un accord de retrait est conclu entre les deux parties permettant une prolongation de un an de ce délai.

La filière pêche et transformation des produits de la mer de notre région est étroitement liée à celle de nos voisins britanniques:

  • Les zones de pêches de notre flotte régionale, dont le principal port d’attache est Boulogne-sur-Mer, se trouvent en forte proportion dans les eaux territoriales britanniques,
  • Le port de Boulogne abrite une importance activité de transformation des produits halieutiques. Près de 300 000 tonnes de poissons transitent chaque année dans cette zone industrielle dénommée Capécure. 90% des poissons transformés proviennent de l’importation. Le Royaume-Uni en est un partenaire commercial important.

Les marchandises en provenance du Royaume-Uni entrant en France devront être soumises ii des formalités douanières, des contrôles vétérinaires, sanitaires et phytosanitaires  notamment.

II s’avère que nos ports ne sont pas équipés de postes de douane, ni pourvus d’équipements adaptés pour effectuer ces contrsles.

Au regard de cette évolution des relations Franco-britanniques, le Conseil régional, réuni en séance plénière des 13 et 14 décembre 2018 :

  • s’engage à défendre les intérêts de la filière pêche la transformation des produits de la mer
  • demande au gouvernement ce que tous les moyens en matière de contrôles douanier, vétérinaire, sanitaire et phytosanitaire soient mis en œuvre et opérationnels le 31 mars 2019, date de sortie du Royaume-Uni en cas d’absence d’un accord de retrait.
  • s’engage à garantir des espaces adaptés dans les zones portuaires de Calais, Dunkerque et Boulogne-sur-Mer pour accueillir les futures activités de contrôle et de douane.
  • soutient l’installation d’une antenne de l’Agence Européenne de Contrôle des Pêches au port de Boulogne-sur-Mer.

Philippe Eymery

Beaucoup de bruit pour rien

Communiqués

Lille, le 29 Novembre 2018.

 

Suite à une lettre de délation anonyme reçue en novembre 2015 (un mois avant les élections régionales potentiellement gagnables par le Rassemblement national dans notre région), le parquet de Lille avait ouvert une enquête préliminaire.

Était en cause un prétendu emploi fictif de David Rachline, en tant qu’attaché du groupe Front national au Conseil régional Nord Pas de Calais.

Ces accusations, complaisamment relayées par les médias, sont aujourd’hui reconnues sans fondement par la justice.

Notre groupe, mis en cause à tort, attend que la presse locale accorde autant d’espace médiatique à ce classement sans suite qu’aux accusations propagées à l’encontre de David Rachline en 2017.

 

Philippe Eymery, président de groupe.

Centre Européen de Formation des métiers de l’alimentation de Tourcoing (C.E.F.M.A) Le Conseil régional doit s’expliquer

Communiqués

Lille, le 26 Novembre 2018.

 

Ce jeudi 22 novembre, l’Exécutif du Conseil régional a présenté une délibération afin d’affecter 1.5 million d’euros de travaux au Centre Européen de Formation Alimentaire de Tourcoing (C.E.F.M.A.).

Un péril par l’amiante a été découvert et des travaux de réfection conséquents de la toiture ont été identifiés. Ces diagnostics révèlent une gestion très préoccupante de cette propriété par le Conseil régional.

En séance plénière, notre collègue Audrey HAVEZ a interpellé monsieur COULON, vice-président chargé par l’exécutif de l’apprentissage, pour lui indiquer combien il est inadmissible de mettre en péril les apprenants et enseignants qui travaillent dans de telles conditions.

Une toiture d’une telle ampleur ne donne pas des signes de dégradation sans alerte préalable. Il est aussi improbable que le conseiller régional monsieur DARMANIN, maire de Tourcoing, n’ait pas eu cette information auparavant et aurait pu y remédier avec diligence.

Qui a traité ce problème ?

Qui est responsable dans la chaîne de gestion des propriétés du Conseil régional ?

Les travaux budgétés à un tel niveau (1.5 million d’euros pour l’instant) montrent l’étendue du retard d’entretien et sont le signe d’une surveillance laxiste du bâtiment.

Pour le Groupe Rassemblement national et apparentés, c’est un mauvais coup porté à l’apprentissage et à son intérêt pour les jeunes. C’est une mise en péril dont il faut tirer explications et leçons.

Après l’effondrement des bâtiments à Marseille et à Denain, le Groupe Rassemblement National et apparentés a demandé le démarrage des travaux au plus vite et sûrement pas dans six mois !

 

Philippe Eymery, président de groupe.

L’industrie dentellière n’intéresse pas l’Exécutif

Communiqués

Lille, le 23 Novembre 2018.

 

La presse s’est faite l’écho des difficultés de quelques entreprises de dentelles à Calais et Caudry. Lors de la séance plénière de ce 22 novembre notre groupe par la voix de Mélanie DISDIER, caudrésienne et vice-présidente de notre Groupe, a demandé la mise en place rapide d’une véritable stratégie de filière pour assurer l’avenir de l’industrie dentellière. Défendre  l’industrie, c’est aussi défendre les petites et moyennes industries dans les territoires isolées car moins visibles.

La majorité régionale LR-UDI a refusé de débattre de cette proposition exprimée dans notre Motion.

Très présentes dans notre région, au travers des villes comme Calais et Caudry mais aussi en Picardie, les entreprises de dentelle sont menacées de disparition par la faute d’une concurrence étrangère déloyale, principalement chinoise, utilisant une main d’œuvre à bas coût. Le non-respect des règles de la propriété industrielle, mais aussi une fiscalité locale sur l’outil de travail de ces petites et moyennes industries, et enfin les normes de l’Union européenne finiront d’achever la multitude de petits dentelliers et brodeurs de notre secteur et sacrifieront de nombreux emplois.  5000 personnes travaillaient encore il y a 10 ans dans la dentelle, ils ne sont plus que 1300. Sur Caudry, seules six entreprises dentellières exercent encore. Au plus fort de l’activité ils étaient 150. C’est tout un tissu de savoir-faire et de retombées commerciales qui est en train de disparaitre.

Le refus de prendre en considération notre demande est dramatique pour les entreprises en activité.

Le Groupe Rassemblement National préconise un état de lieux et un diagnostic profond (forces et faiblesses) de la filière, avec les chefs d’entreprise. Nous préconisons également une vraie politique de formation locale des salariés afin de pérenniser l’emploi des « tullistes ». Enfin l’Etat se doit d’accompagner la filière dans sa diversification et son adaptation numérique.

 

Philippe Eymery, président de groupe.

Voeu déposé par le groupe Rassemblement National et apparentés Pour un même accès aux soins pour tous les habitants de la région.

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 22 novembre 2018

 

Voeu déposé par le groupe

Rassemblement National et apparentés

Pour un même accès aux soins pour tous les habitants de la région.

 

A l’automne 2015, le candidat Bertrand promettait, dans son livre projet « Au Travail », qu’en matière d’accès à la santé  « si l’Etat ne fait pas, la Région doit prendre le relais : la santé doit devenir une priorité régionale ».  Il s’engageait : « Aucun des territoires de la nouvelle grande Région ne doit être mis de côté. Aucun habitant de la Région ne doit être oublié » (page 99).

Bientôt 3 ans ont passé depuis que M Bertrand est président du Conseil régional. Aucune délibération cadre, aucune politique régionale de santé n’ont été soumises à l’assemblée régionale.

Il semble que l’Exécutif ne soit pas en mesure de faire présenter à l’assemblée régionale le projet régional de santé par la Directrice de l’Agence Régionale de la Santé (ARS).

Pendant ce temps, la majorité présidentielle et le gouvernement détricotent notre système de santé et mettent à mal la solidarité des territoires. C’est ainsi que très récemment à l’Assemblée nationale, des députés de la majorité présidentielle ont fait adopter un amendement prévoyant que pour intervenir de manière chirurgicale, un hôpital devra franchir un seuil minimal d’opérations annuelles. Les établissements hospitaliers ne respectant pas ces quotas, ne pourront plus effectuer ces actes de chirurgie essentiels dans le traitement des cancers.

La pression est mise sur certains hôpitaux pour ne plus intervenir dans le traitement chirurgical des cancers.

Des territoires dépourvus de chirurgie cancérologique à côté d’autres bien dotés : ce serait créer un système de santé à deux vitesses.

Chaque habitant de la région doit bénéficier d’une égalité dans l’accès aux soins. Quelle sera la carte sanitaire chirurgicale du cancer ? Quels seront les services touchés ?

Les conditions sont réunies pour qu’une véritable discrimination sanitaire des territoires se mette en place. Une santé à deux vitesses s’installe dans la région Hauts-de-France.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 22 novembre 2018 :

– s’engage auprès de tous les habitants de la région à effectuer toutes les démarches auprès du gouvernement et de l’Agence Régionale de la Santé afin d’obtenir la cartographie des hôpitaux et services de chirurgie cancérologique ;

– s’engage à ce que chaque citoyen puisse bénéficier du même service de soins où qu’il se trouve sur le territoire régional ;

– demande que la Directrice de l’ARS vienne présenter le projet régional de santé devant l’assemblée régionale ;

– demande à l’Agence Régionale de Santé de revoir son projet de réorganisation des offres de soins de proximité ;

– demande au gouvernement de respecter l’égalité des soins entre tous les Français.

 

Philippe Eymery

Motion déposée par le groupe Rassemblement National et apparentés Changer la politique économique du Conseil régional, une urgente nécessité.

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 22 novembre 2018

 

Motion déposée par le groupe

Rassemblement National et apparentés

 

Changer la politique économique du Conseil régional, une urgente nécessité.

 

A l’automne 2015, le candidat Bertrand déclarait dans son livre de campagne « Au travail » (page 17) : « Le chômage dans notre grande Région ne cesse de progresser : 481 400 demandeurs d’emploi en mai 2012, 565 900 en juillet 2015, soit 84 500 demandeurs d’emploi en plus. C’est-à-dire l’équivalent de la ville de Dunkerque, ou de deux fois la ville de Compiègne… Derrière ces chiffres froids et désincarnés, il y a autant de familles dans lesquelles ce n’est pas une fiche de paie que l’on reçoit à la fin du mois mais une allocation chômage, forcément moins élevée qu’avant. Et dans ces familles, on se demande quand on verra la fin du tunnel et le retour vers l’emploi ».

Le 4 janvier 2016, lors de son investiture, M Bertrand, Président du Conseil régional, annonçait le lancement de Proch’Emploi, en concurrence de Pôle Emploi.

Le 28 janvier 2016, l’Exécutif faisait adopter une délibération sur les allégements de charges. Le groupe FN-RBM alertait  et s’abstenait sur cette mesure plus ou moins cosmétique.

Le 1er février 2018, l’Exécutif prenait acte de l’inefficacité de cet allégement de charges confirmant ainsi la pertinence des réserves exprimées par le groupe FN RBM dès la présentation de cette mesure : celle-ci était abandonnée.

Le 30 octobre 2018 et pour 3 trimestres consécutifs, la barre symbolique des 600 000 demandeurs d’emploi a été  franchie. Ce sont donc 26 310 demandeurs d’emploi supplémentaires depuis janvier 2016.

Les chiffres de création d’emploi dans le privé (selon l’URSSAF Picardie) mettent en évidence une création d’emplois en région moindre qu’au niveau national : sur un an, la région a créé au total 17 850 postes, soit une hausse de +1,3 %, alors qu’au niveau national celle-ci a été de +1,7 %.

Enfin, une récente étude de l’Insee (Conjoncture Hauts-de-France N°13-mai 2018) révèle de surcroît une augmentation de 12 300 personnes entre 2016 et 2017 pour la catégorie demandeurs d’emploi de plus d’un an.

Hélas notre région s’enfonce  structurellement dans la précarité.

Hélas notre région régresse  sur le plan de l’emploi.

Hélas notre région est la région métropolitaine où la part des demandeurs d’emploi de plus d’un an est la plus élevée.

Ces faits signent l’échec des mesures prises depuis janvier 2016 par l’Exécutif en faveur du développement économique et de l’emploi en région.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 22 novembre 2018 :

– prend acte de l’échec global de la politique économique engagée depuis janvier 2016 ;

– décide de procéder à un audit des politiques existantes et autant que nécessaire de réorienter les mesures en faveur du développement économique d’ici au 1er janvier 2019 ;

– décide sans délai de suspendre les aides aux entreprises qui ne sont pas assorties d’un engagement en retour en terme d’emplois ;

– demande que Finorpa-Financement et Picardie-Investissement soient enfin rapidement renforcés et coordonnés pour que le Conseil régional dispose d’outils efficaces pour le financement des entreprises en difficulté mais vitales.

 

                                                           Philippe Eymery