Ascoval : Le plan de reprise remis en question ? Quelles garanties pour Saint-Saulve et l’argent public ?

Communiqués

Lille, le 23 août 2019.

Le Tribunal de Strasbourg a validé le 24 juillet la reprise d’Ascoval par British Steel Saint-Saulve, filiale à 100% d’Olympus Steel Ltd : plan de 105 millions d’euros financés à 47 millions d’euros sur fonds publics (Etat, Conseil régional, Communauté d’Agglomération de Valenciennes).

Cette reprise est basée sur un plan d’affaires à 3 partenaires : le site d’Hayange, FN Steel aux Pays Bas et Saint-Saulve, avec l’ambition affichée d’Olympus de regrouper les activités de British Steel en Europe. La probable prise de contrôle d’Hayange et de FN Steel par le fonds turc Oyak fragilise ce schéma. Il n’est pas exclu qu’Olympus Steel cherche à se défaire de British Saint-Saulve au profit du fonds turc.

Ce dernier rebondissement conforte la proposition faite dès le début par le Rassemblement national d’une entrée au capital de l’Etat via la BPI (Banque Publique d’Investissement). C’est en effet la solution idéale pour investir sur le temps long des industriels et donc assurer la pérennité de Saint-Saulve et des emplois. Une fois l’avenir du site assuré, l’Etat revendrait sa participation.

Ce n’est pas la solution retenue par l’Etat et le Conseil régional engagés d’abord avec Altifort, puis avec Olympus Steel, émanation du fonds Greybull Capital. Dans l’immédiat il faut donc obtenir des garanties réelles d’Olympus Steel. Rappelons que ce 23 août, il est prévu que le Conseil régional verse à British Steel Saint-Saulve la première partie du prêt de 12 millions d’euros soit 8 millions d’euros. 

Après avoir écrit au ministre de l’Economie et des Finances, le groupe Rassemblement National et apparentés a donc interpellé le président du Conseil régional pour savoir quelles garanties réelles ont été demandées à Olympus Steel, si ces garanties ont été obtenues.

Philippe Eymery, président de groupe.

Bataille de l’acier : la Turquie à l’offensive. Quelles garanties pour Saint-Saulve?

Communiqués

Lille, le 21 août 2019.

Le directeur général du fonds de pension de l’armée turque Oyak a annoncé ce vendredi 16 août par voie de presse que sa filiale financière Ataer Holding a été choisie comme un repreneur potentiel de British Steel. L’Etat turc, à la manœuvre par le biais de ce fonds militaire, montre l’enjeu stratégique de l’acier et de la production ferroviaire à l’heure de la réactivation des Routes de la Soie. C’est cette vision stratégique qui manque cruellement à la France comme l’a mis en évidence la mission sénatoriale sur les enjeux de la filière sidérurgique en France, dont Mme Létard était rapporteure, dans un rapport rendu public le 9 juillet 2019.

British Steel, racheté en avril 2016 pour la livre symbolique par Olympus Steel Limited, une filiale du fonds Greybull Capital, s’est retrouvé en déficit de trésorerie en mai 2019. Le refus de l’Etat britannique de lui accorder une subvention de 82 millions d’euros a entraîné sa mise en redressement judiciaire.

Les conclusions de l’audit mené par les Turcs dans les 2 mois à venir conditionneront le rachat ou non de l’entreprise sidérurgique britannique. Il est probable que la gestion passée d’Olympus Steel Limited soit mise en cause. D’après le journal The Guardian (15 mai 2019), Olympus Steel Limited s’est fait payer 6 millions de management fees et 34 millions de frais financiers par sa filiale British Steel en 2 ans. Propos confirmé par F. Lenglet dans une chronique RTL du 31 mai 2019 parlant de Greybull Capital et d’Olympus « Pour British Steel en faillite, ce sont plusieurs dizaines de millions qui ont ainsi été prélevés sur la bête ». Manière de faire courante des « fonds vautour ». En commission permanente du 21 mai, notre groupe avait alerté sur ce fonds « c’est un fonds de retournement d’entreprise qui a déjà eu un certain nombre d’échecs ». La négociation entamée par le fonds de pension turc Oyak peut impacter, par effet domino, Olympus et menacer le plan de reprise d’Ascoval.

Le 15 mai, l’Etat a décaissé 15 millions d’euros au profit de British Steel Saint-Saulve, filiale à 100% d’Olympus Steel Limited. Le Conseil régional s’est engagé, par délibération adoptée en commission permanente du 2 juillet, à verser le 23 août à British Steel Saint-Saulve 8 millions d’euros, soit la première partie du prêt de 12 millions d’euros. Il nous faut garantir avant cette date l’avenir d’Ascoval.

A cet effet, nous interpellons le Ministre de l’Economie et des Finances car c’est Bercy qui a adoubé Greybull Capital et sa filiale Olympus Steel Limited, basée à Jersey, après le fiasco Altifort, soutenu par l’Exécutif régional. Le gouvernement ne saurait désavouer la promesse faite en 2015 par M. Macron, alors ministre de l’Economie et déjà en campagne pour l’élection présidentielle « On ne va pas fermer l’aciérie ».

Le groupe Rassemblement National et apparentés demande:

– que l’Etat monte au capital d’Ascoval via la BPI, seul garde-fou valable vis-à-vis de Greybull Capital et de sa filiale Olympus Steel Limited,

– que le Conseil régional l’accompagne éventuellement via son fonds dédié, Finorpa financement,

– que le gouvernement, de concert avec le Conseil régional, obtienne d’Olympus Steel Limited les garanties réelles de bonne fin du plan de reprise.

Philippe Eymery, président de groupe.

Développement durable : pourquoi l’Exécutif régional continue-t-il à faire fausse route ?

Communiqués

Lille, le 14 août 2019.

Depuis plus de 3 ans, le groupe Rassemblement National et apparentés alerte l’Exécutif régional au sujet de ses décisions en matière de développement durable, en particulier la santé de la population et les emplois liés à cette économie.

Ces dernières semaines, les alertes se sont multipliées : le Conseil Economique Social et Environnemental Régional (CESER), l’Autorité Environnementale (AE), le collectif « urgence méthanisation ». Pourtant l’Exécutif régional refuse de les écouter ?

L’Exécutif régional va-t-il continuer à se fourvoyer, au détriment de la santé, de la population et de l’économie régionale ?

Deux décisions posent question :

– Pourquoi lancer simultanément les deux enquêtes publiques sur le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD) et sur le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADETT) ?

– Pourquoi avoir modifié le PRPGD par amendement lors de la séance plénière du 27 juin dernier ? Le PRPGD est une pièce du puzzle du SRADDET, or, le SRADDET n’a pas été modifié en ce sens.

Pourquoi cette précipitation à lancer l’enquête publique pour le SRADETT?
Est-ce l’incapacité de l’Exécutif régional à avoir fixé les lignes directrices aux collectivités pour l’écriture de leur SCOT nécessaires à la cohérence entre ces différents schémas?

Le groupe Rassemblement National et apparentés craint que des considérations politiciennes viennent parasiter le processus de décision sur ce dossier essentiel pour les habitants de notre région.

Le groupe Rassemblement National et apparentés demande:

1- La mise en conformité du SRADDET par l’assemblée régionale après l’enquête publique sur le PRPGD
2- Le lancement décalé des enquêtes publiques, soit, celui du PRPGD en premier, afin de pouvoir tenir compte des avis de la population,
3- La prise en considération sans délai des alertes émises par la société civile et les autorités compétentes.

Philippe Eymery, Président de groupe

Hortense de Méreuil, chef de file pour la commission aménagement du territoire et transition énergétique.

L’Autorité environnementale désavoue l’Exécutif par un avis critique sur le SRADDET

Communiqués

Lille, le 1er août 2019.

L’Autorité environnementale a rendu le 24 juillet un avis critique sur le schéma régional d’aménagement de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) du Conseil régional Hauts de France. Ses conclusions sont très critiques, tout comme le furent celles du Conseil économique social et environnemental régional le 23 avril en séance plénière.

L’AE estime que le SRADDET manque d’ambition, et fait preuve d’une « prudence juridique excessive » qui serait un frein à la mise en pratique des intentions affichées par la loi Notre et le code de l’environnement.

L’avis de l’AE énumère un certain nombre de sujets essentiels qui seraient « à reprendre » : gouvernance du SRADDET, canal Seine-Nord-Europe, consommation d’espace, biodiversité, mobilités, énergie et gaz à effet de serre, risques sanitaires ou bien encore adaptation au changement climatique.

Notre groupe avait alerté l’Exécutif en séance plénière du 31 janvier 2019 sur les défaillances de ce schéma. Les avis du CESER et de l’AE confortent donc nos inquiétudes.

Dans le même registre, nous avions mis à mal, par la voix d’Hortense de Méreuil, le plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD) en séance plénière du 27 juin, illustrant le manque de sincérité et d’ambition de l’Exécutif du Conseil régional en matière environnementale.

Le groupe Rassemblement National et apparentés demande à M. Bertrand et sa majorité :

  • de tenir compte de l’avis critique tant du CESER que de l’Autorité environnementale
  • de modifier leur politique de développement durable pour notre région et ses habitants.

Philippe Eymery, président de groupe

Hortense de Méreuil, chef de file pour la commission aménagement du territoire et transition énergétique.

Whirlpool : le cynisme politicien ajouté au gâchis social et économique

Communiqués

Lille, le 31 juillet 2019.

Le Tribunal de Commerce a validé le plan d’Ageco Agencement de reprise de 44 employés de WN, ce qui en laisse 138 sur le carreau. Début 2017 avant l’annonce de Whirlpool de sa décision de délocaliser sa production en Pologne, pays à moindre coût salarial, ce sont plus de 500 emplois qui étaient assurés par l’activité de Whirlpool. De 500 emplois à 44, quel gâchis!

Et quel cynisme éhonté de ces politiques qui ont poussé à un projet non viable et savaient que WN ne pouvait survivre longtemps ainsi! M. Decayeux l’a avoué lui-même: « Au départ je suis arrivé avec un projet pour 50 salariés. Ensuite on m’a très vite demandé de monter un projet pour 180 personnes. Vous savez très bien qui me l’a demandé. N’essayez pas de me faire dire ce que  je ne veux pas dire » (Courrier Picard du 27 juillet 2019). On a menti sciemment aux employés et à la population.

Le groupe Rassemblement National et apparentés :

– s’étonne que les pouvoirs publics laissent Whirlpool se laver les mains du devenir de ses anciens employés et demande à ce qu’elle participe à leur reclassement.

 – propose que toute reprise d’entreprise, soutenue par les fonds publics, soit accompagnée d’un calendrier de mise en application des embauches, ou maintien de postes, des investissements et de la formation, plan contrôlé par les pouvoirs publics et les syndicats représentatifs.

– demande qu’une commission d’enquête parlementaire fasse toute la lumière sur les obligations imposées à M. Decayeux par les pouvoirs publics.

Philippe Eymery, président de groupe.

Yves Dupille, conseiller régional.

Whirlpool Amiens / WN: comprendre l’échec pour envisager l’avenir

Communiqués

Lille, le 18 juillet 2019.

Moins de deux mois après l’annonce de la mise sous protection du Tribunal de commerce de Whirlpool Amiens / WN, les salariés ont appris par la préfecture de la Somme que seule une quarantaine d’entre eux sur 180 serait repris.

Même si cette information doit être confirmée par une décision du Tribunal de commerce lors d’une audience prévue le 26 juillet, l’avenir s’annonce plutôt sombre pour les salariés du site amiénois. Les dirigeants de Whirlpool avaient pourtant promis de ne pas les laisser tomber en cas d’échec du repreneur, Nicolas Decayeux.

Notre groupe, et en premier lieu notre élu amiénois Yves Dupille, se pose légitimement un certain nombre de questions sur cet échec qui risque de laisser sur le carreau une centaine de familles.

Par conséquent, le groupe Rassemblement National et apparentés demande :

  • que la lumière soit faite sur l’usage qui a été fait des millions d’euros versés à WN par Whirlpool et l’État
  • que Whirlpool tienne ses engagements à l’égard des employés qui subissent l’échec de WN
  • que l’État obtienne de Whirlpool le remboursement ou la compensation des sommes perçues au titre du CICE.

Philippe Eymery, président de groupe

Yves Dupille, conseiller régional.

Whirlpool Amiens / WN: le sauvetage des 186 emplois ne pourra être mis en œuvre que dans la transparence

Communiqués

Lille, le 3 juin 2019.

La direction de Whirlpool Amiens / WN a tout fait pour dissimuler les difficultés financières dans lesquelles l’entreprise s’enfonçait depuis des mois. La préfète de la Somme, alertée par les syndicats, a commandé un audit afin d’estimer les dégâts. Le verdict est sans appel et bien plus grave que prévu : WN se trouve dans une « impasse financière » nécessitant une « protection du tribunal du commerce »« une restructuration profonde » et même un reclassement des salariés.

La préfète de la Somme a attendu la fin des élections européennes pour annoncer la nouvelle afin de ne pas influer sur les résultats.

Au-delà de cette communication opaque qui inspire la défiance, il est désormais impératif de faire connaître en détail la situation financière de cette entreprise : il en va de l’avenir des 186 salariés. Quel emploi a été fait des 2.5 millions d’euros d’argent public apportés par l’Etat, des 7 millions d’euros apportés par Whirlpool et des subventions des collectivités locales lors de la reprise par Nicolas Decayeux en 2017? Quid de la production de voitures électriques ? L’entreprise ne devrait-elle pas plutôt se recentrer sur ses activités plus rentables, à l’avenir plus assuré ?

Le groupe Rassemblement National et apparentés, solidaire des 186 salariés de Whirlpool Amiens, demande :

  • Que les conclusions de l’audit réalisé soient rendues publiques,
  • A l’État de mettre en œuvre un plan de sauvetage ambitieux avec une vraie vision stratégique à long terme,
  • A l’État d’exiger des garanties auprès des dirigeants.

Philippe Eymery, président de groupe

Yves Dupille, conseiller régional et conseiller municipal d’Amiens.

Hauts-de-France : les électeurs renouvellent leur confiance au Rassemblement National

Communiqués

Lille, le 28 mai 2019.

Les résultats électoraux de ce dimanche 26 mai ont confirmé l’ancrage du Rassemblement National dans notre grande région Picardie-Nord-Pas-de-Calais.

Le groupe Rassemblement National et apparentés représente toujours la première force politique régionale, avec 33,54% des votes exprimés, et un gain de près de 73 000 voix par rapport aux élections européennes de 2014.

Parallèlement, les tenants de la majorité au Conseil régional sont largement minoritaires dans les urnes: les voix LR et UDI réunies ne totalisent pas même 9% des suffrages. Même en y ajoutant l’électorat LREM, cet ensemble « macrono-compatible » n’arriverait que bien loin derrière notre mouvement.

La voix de l’opposition au sein de l’assemblée régionale devrait en conséquence et plus que jamais être écoutée et respectée, contrairement à ce qui est fait depuis 3 ans.

Notre groupe remercie les nombreux électeurs qui ont accordé leur confiance au Rassemblement National affirmant ainsi qu’ils souhaitent lui voir jouer un rôle de premier plan.

Nos élus sont conscients de la responsabilité qui leur est confiée et seront au rendez-vous pour cette marche en avant.

Philippe Eymery, président de groupe.

Puythouck : le double discours gouvernemental sur les flux migratoires

Argumentaires

En mars, Philippe Eymery et Adrien Nave ont déposé une plainte contre X pour « occupation illégale du Puythouck, site classé réserve naturelle régionale, dont les clandestins bafouent le règlement ». Il faut rappeler que cette plainte fait suite à une précédente, déposée elle en août 2018, qui classée sans suite judiciaire. Nous avons appris un le classement sans suite de cette deuxième plainte moins de 10 jours après notre action en justice. Il apparait évident que l’enquête susceptible d’être déclenchée par la plainte a été bâclée et que rien n’a été fait du côté de la justice pour constater la moindre infraction dans la réserve naturelle du Puythouck, toujours occupé illégalement par des clandestins. Philippe Eymery et Adrien Nave ont donc mis en lumière le double-discours de l’État, qui proclame vouloir démanteler les points de fixation sur le littoral, et dans les faits tolère l’accueil organisé de migrants clandestins par le maire de Grande-Synthe sur sa commune. A la suite de ce classement de notre plainte, le Phare Dunkerquois a réagi le 13 mai, la Voix du Nord et Delta Fm le 14 mai.

L’impuissance de Bertrand à faire fléchir Südzucker

Argumentaires

Südzucker, maison-mère de Saint Louis, a refusé mercredi la proposition de rachat de deux de ses quatre sucreries françaises à la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) avec un soutien financier des conseils régionaux des Hauts-de-France et de Normandie.

Südzucker a choisi de renforcer les deux usines restantes et d’empêcher la concurrence de deux sucreries reprises par les betteraviers. 2000 planteurs sont directement impactés par les fermetures des deux sites (dont celui d’Eppeville dans la Somme) et devront écouler leur production à des sucreries plus éloignées ou bien se reconvertir. En maintenant symboliquement une poignée d’employés sur ces sites, le groupe allemand contourne la «loi Florange», qui impose à tout employeur d’une entreprise ou d’un groupe d’au moins 1000 salariés, qui envisage de fermer un établissement et de procéder à des licenciements économiques, de rechercher un repreneur.

Dans un communiqué de presse du vendredi 17 mai, nous avons dénoncé l’impuissance de Bertrand à faire fléchir le groupe sucrier allemand. Südzucker a bénéficié du CICE pour un montant de 9 millions d’euros, et maintenant restructure ses sites de production français au détriment des salariés et du tissu économique local. Le président du Conseil régional doit exiger la restitution de cette somme, mais nous savons qu’il ne le fera pas. Nous restons en alerte sur ce dossier.

Notre action politique : communiqué de presse du 17 mai 2019