Posts published on mai 2019

Hauts-de-France : les électeurs renouvellent leur confiance au Rassemblement National

Communiqués

Lille, le 28 mai 2019.

Les résultats électoraux de ce dimanche 26 mai ont confirmé l’ancrage du Rassemblement National dans notre grande région Picardie-Nord-Pas-de-Calais.

Le groupe Rassemblement National et apparentés représente toujours la première force politique régionale, avec 33,54% des votes exprimés, et un gain de près de 73 000 voix par rapport aux élections européennes de 2014.

Parallèlement, les tenants de la majorité au Conseil régional sont largement minoritaires dans les urnes: les voix LR et UDI réunies ne totalisent pas même 9% des suffrages. Même en y ajoutant l’électorat LREM, cet ensemble « macrono-compatible » n’arriverait que bien loin derrière notre mouvement.

La voix de l’opposition au sein de l’assemblée régionale devrait en conséquence et plus que jamais être écoutée et respectée, contrairement à ce qui est fait depuis 3 ans.

Notre groupe remercie les nombreux électeurs qui ont accordé leur confiance au Rassemblement National affirmant ainsi qu’ils souhaitent lui voir jouer un rôle de premier plan.

Nos élus sont conscients de la responsabilité qui leur est confiée et seront au rendez-vous pour cette marche en avant.

Philippe Eymery, président de groupe.

Puythouck : le double discours gouvernemental sur les flux migratoires

Argumentaires

En mars, Philippe Eymery et Adrien Nave ont déposé une plainte contre X pour « occupation illégale du Puythouck, site classé réserve naturelle régionale, dont les clandestins bafouent le règlement ». Il faut rappeler que cette plainte fait suite à une précédente, déposée elle en août 2018, qui classée sans suite judiciaire. Nous avons appris un le classement sans suite de cette deuxième plainte moins de 10 jours après notre action en justice. Il apparait évident que l’enquête susceptible d’être déclenchée par la plainte a été bâclée et que rien n’a été fait du côté de la justice pour constater la moindre infraction dans la réserve naturelle du Puythouck, toujours occupé illégalement par des clandestins. Philippe Eymery et Adrien Nave ont donc mis en lumière le double-discours de l’État, qui proclame vouloir démanteler les points de fixation sur le littoral, et dans les faits tolère l’accueil organisé de migrants clandestins par le maire de Grande-Synthe sur sa commune. A la suite de ce classement de notre plainte, le Phare Dunkerquois a réagi le 13 mai, la Voix du Nord et Delta Fm le 14 mai.

L’impuissance de Bertrand à faire fléchir Südzucker

Argumentaires

Südzucker, maison-mère de Saint Louis, a refusé mercredi la proposition de rachat de deux de ses quatre sucreries françaises à la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) avec un soutien financier des conseils régionaux des Hauts-de-France et de Normandie.

Südzucker a choisi de renforcer les deux usines restantes et d’empêcher la concurrence de deux sucreries reprises par les betteraviers. 2000 planteurs sont directement impactés par les fermetures des deux sites (dont celui d’Eppeville dans la Somme) et devront écouler leur production à des sucreries plus éloignées ou bien se reconvertir. En maintenant symboliquement une poignée d’employés sur ces sites, le groupe allemand contourne la «loi Florange», qui impose à tout employeur d’une entreprise ou d’un groupe d’au moins 1000 salariés, qui envisage de fermer un établissement et de procéder à des licenciements économiques, de rechercher un repreneur.

Dans un communiqué de presse du vendredi 17 mai, nous avons dénoncé l’impuissance de Bertrand à faire fléchir le groupe sucrier allemand. Südzucker a bénéficié du CICE pour un montant de 9 millions d’euros, et maintenant restructure ses sites de production français au détriment des salariés et du tissu économique local. Le président du Conseil régional doit exiger la restitution de cette somme, mais nous savons qu’il ne le fera pas. Nous restons en alerte sur ce dossier.

Notre action politique : communiqué de presse du 17 mai 2019

British Steel – Ascoval : Le Conseil régional et l’État doivent sortir de cette impasse industrielle

Communiqués

Lille, le 22 mai 2019.

Nous apprenons la mise en redressement judiciaire de British Steel au Royaume-Uni. Hier, lors de la commission permanente, le Conseil régional a voté la délibération approuvant l’apport par l’institution d’un prêt en deux phases de 12 millions d’euros. Voté à l’unanimité, cette délibération montre que toutes les composantes des Hauts-de-France soutiennent l’outil Ascoval de Saint-Saulve et les salariés.

Le Groupe Rassemblement National et apparentés a interpellé Monsieur Bertrand sur le faux bond des dirigeants du repreneur Olympus Steel et Greybull Capital, les frères Meyohas, le jour de la reprise d’activité de l’aciérie de Saint-Saulve. Bercy et l’Exécutif régional ne semblent pas vouloir assumer l’impasse qu’ils sont en train d’emprunter.

Depuis le début de ce dossier, le Rassemblement National demande à l’État son intervention directe pour assurer sa pérennité.

La nouvelle situation d’Olympus Steel (maison mère de British Steel) montre de manière quasi-certaine que les engagements industriels ne pourront pas être tenus. L’apport d’argent ne suffit pas sans stratégie industrielle vers le marché. Le fonds Greybull et les frères Meyohas n’en sont pas à leurs premières faillites substantielles.

Le Groupe Rassemblement National et apparentés constate que nous sommes en train de reprendre le chemin de l’échec comme avec le groupe Altifort, putatif repreneur. Il faut d’ores et déjà cesser les tergiversations de savoir quel périmètre est concerné par le redressement judiciaire.

L’État et le Conseil régional doivent reprendre la main sur la stratégie et l’architecture du capital, même peut-être sans repreneur immédiat, quitte à réétudier rapidement le modèle économique de l’aciérie pour la faire tourner sans British Steel.

Philippe Eymery, président de groupe.

Transports publics interurbains du Caudrésis et du Catésis : Il est urgent de revoir la copie

Communiqués

Lille, le 22 mai 2019.

Lors de la Commission permanente du Conseil régional en date du 21 mai 2019, les élus ont examiné la délibération visant à valider l’appel d’offre pour le service public routier interurbain des transports dans le Caudrésis et Catésis (Nord).

Une délégation de chauffeurs s’est rendue à cette occasion à Amiens au siège du Conseil régional pour manifester son mécontentement. Ils ont pu à cette occasion échanger avec les représentants du Rassemblement National, Philippe EYMERY président de groupe, Adrien NAVE, chef de file TRANSPORT, et Mélanie DISDIER, conseillère régionale et élue caudrésienne, venus à leur rencontre.

Les trois élus ayant dénoncé l’absence d’un dialogue social nécessaire, le groupe Rassemblement National et apparentés a déposé en commission permanente un amendement de report de la délibération à la prochaine séance plénière du 21 juin 2019. Un autre amendement fut défendu pour s’assurer qu’il n’y ait aucune perte de rémunération directe ou indirecte durant toute la période de la délégation et non pour la 1ère année.

Ces deux amendements ont été repoussés par l’Exécutif qui préfère passer en force.

Pourtant, cette délibération n’avait aucun caractère d’urgence puisque le marché ne sera mis en œuvre qu’au mois de septembre 2019. Une assemblée plénière et une commission permanente devront encore se tenir d’ici cette échéance.

Ce laps de temps aurait permis de remettre ce dossier à l’examen de transparence et ainsi vérifier si l’exécutif n’aurait pas fait une erreur d’appréciation en validant un marché dont l’essentiel des économies au budget du Conseil régional viendrait de l’abaissement des conditions de travail, des rémunérations directes ou indirectes. Par conséquent, une baisse du pouvoir d’achat et de la sécurité au travail est à craindre. Les exemples ne manquent pourtant pas dans la région sur la dégradation du transport public interurbain à la charge du Conseil régional.

Le Rassemblement National suivra avec attention ce dossier qui s’apparente à du dumping institutionnalisé, avec des économies réalisées par le Conseil régional sur le dos de l’emploi local et de la sécurité du transport public inter-urbain.

Philippe Eymery, président de groupe

Mélanie Disdier, conseillère régionale

Adrien Nave, chef de file Transports

Télémédecine dans les déserts médicaux : des garanties pour une expérimentation sécurisée

Communiqués

Lille, le 22 mai 2019.

Les élus du Conseil régional Hauts-de-France, réunis en commission permanente ce mardi 21 mai 2019, ont délibéré sur un partenariat expérimental de téléconsultation de médecine générale avec Axa. L’objectif affiché serait de trouver une solution au problème de désert médical de la Communauté de communes des 7 vallées dans le Pas-de-Calais. Dans ce secteur, 24.2% de la population est sans médecin traitant déclaré soit 7260 personnes. L’Exécutif fait ici la promotion d’une offre de soin de « proximité », qui se fera derrière un écran : nous n’avons pas la même conception de la proximité.

Cette téléconsultation ne pourra vraisemblablement être assurée par des médecins libéraux déjà surchargés, ce sera donc aux médecins d’Axa partners de s’en charger.

La convention précise que :

  • Ces professionnels doivent être prévenus 12 heures en avance, ce dispositif manque donc de réactivité : on ne prévoit pas de tomber malade 12 heures en avance.
  • Ce dispositif sera testé sur 2 demi-journées, et pourra prendre en charge 16 patients par semaine, sur 7260 personnes sans médecin traitant : ce chiffre est trop faible.

En résumé, ce dispositif expérimental de télémédecine n’allègera pas la charge de travail des médecins libéraux et ne concernera que peu de patients. Ce type de dispositif prend le risque de confier progressivement notre système de santé à la charge d’Axa, donc à une médecine salariée par une assurance avec un risque de dérive de rentabilité impérative.

En commission permanente, le groupe Rassemblement National et apparentés, par la voix de Sylvie Saillard, a tenu à alerter les élus sur ces risques et les garanties à apporter. En conséquence le groupe n’a pas approuvé cette expérimentation en l’état.

Philippe Eymery, président de groupe.

Il faut mettre fin à l’impuissance des politiques face à Südzucker

Communiqués

Lille, le 17 mai 2019.

Les actionnaires majoritaires de Südzucker, maison-mère de Saint Louis, se sont opposés mercredi à une cession de deux de ses quatre sucreries françaises à la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB). La CGB proposait de racheter les deux sites sous la forme d’une coopérative dont le capital devait être détenu par les planteurs et éventuellement d’autres investisseurs, avec un soutien financier des conseils régionaux des Hauts-de-France et de Normandie.

Le coût de la fermeture, le plan social et la dépollution des deux sites sucriers serait de 70 millions d’euros. La CGB proposait 30 millions d’euros à Südzucker, soit une économie potentielle pour le groupe allemand de 100 millions d’euros.

Südzucker a choisi de renforcer les deux usines restantes et d’empêcher la concurrence de deux sucreries reprises par les betteraviers. Les plus de 2000 planteurs directement impactés par les fermetures des deux sites devront écouler leur production à des sucreries plus éloignées ou bien se reconvertir.

En maintenant symboliquement une poignée d’employés sur ces sites, le groupe allemand contourne la «loi Florange», qui impose à tout employeur d’une entreprise ou d’un groupe d’au moins 1000 salariés, qui envisage de fermer un établissement et de procéder à des licenciements économiques, de rechercher un repreneur.

Les règles de l’Union Européenne sont une fois de plus du côté des grands groupes, ce qui démontre bien l’impuissance du président du Conseil régional Hauts de France. Ils bénéficient du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), engrangent des bénéfices, puis délocalisent ou ferment leurs usines sans considération pour les salariés et le tissu économique local.

Le groupe Rassemblement National et apparentés :

– demande à l’Etat de prendre ses responsabilités: Südzucker doit rendre les millions du CICE reçus

– sera en soutien de toutes les actions permettant de maintenir la filière betterave sucre.

Philippe Eymery, président de groupe.

Ascoval: la nécessité d’un État et d’un Conseil régional stratèges

Communiqués

Lille, le 16 mai 2019.

Le dernier rebondissement de la reprise de l’usine de Saint-Saulve nous fait penser aux salariés, sous-traitants et à leurs familles soumis à une énième douche froide.

En effet ce mercredi 15 mai, la reprise de l’usine Ascoval de Saint-Saulve par le groupe britannique British Steel a été confirmée. L’État, par la voix du ministre de l’Économie, s’est engagé de son côté à débloquer immédiatement 15 millions d’euros sous la forme d’un prêt de soutien à la relance de l’aciérie. 

Mais depuis mardi, des informations inquiétantes, en provenance du Royaume-Uni, laissent à penser que British Steel serait bientôt en faillite. 

Le groupe industriel, détenu depuis 2016 par le fonds de retournement Greybull Capital, aurait sollicité l’aide du gouvernement britannique à hauteur de 86 millions d’euros pour faire face aux problématiques liées au Brexit. Outre-Manche, près de 5000 emplois du groupe seraient menacés. 

Pour le groupe Rassemblement National et apparentés au Conseil régional Hauts de France, ce dossier met en évidence le défaut d’ingénierie du ministère de l’Économie. Comment ce dernier a-t-il pu ignorer les difficultés de British Steel qui ne datent pas d’hier ?

Le groupe Rassemblement National et apparentés réaffirme son engagement sans réserves pour une solution industrielle pérenne. Celle-ci passe certainement par une entrée au capital de la société de la Banque Publique d’Investissement (BPI), bras financier de l’Etat en matière d’accompagnement et de développement des entreprises françaises, voire de Finorpa Financement, le fonds d’Investissement du Conseil régional qui doit être renforcé afin que celui-ci dispose d’outils d’ingénierie de financements à la hauteur des besoins des entreprises.

Que les pouvoirs publics reprennent la main temporairement sur ce site, le modernisent, et, une fois la pérennité de l’usine assurée, revendent leur participation à des industriels fiables avec si possible une plus-value à la clé. L’industrie a besoin d’investissement sur le temps long ; c’est aux pouvoirs publics d’assurer les conditions de ce temps long.

Philippe Eymery, président de groupe.

Motion d’urgence déposée par le groupe Rassemblement National et apparentés – Mettre en place une véritable politique de sauvegarde de l’industrie dentellière.

Motions & voeux

Conseil régional Hauts de France Picardie-Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 31 janvier 2019

Motion d’urgence déposée par le groupe Rassemblement National et apparentés

Mettre en place une véritable politique de sauvegarde de l’industrie dentellière.

Calais, Caudry « Capitales mondiales de la dentelle mécanique « Leavers » sont deux villes connues dans le monde entier pour leurs dentelle et broderie. Les plus grands noms ont porté des créations parées de la denteile de Caudry telle que Kate Middleton, Michéle Obama, Madonna et Me Clooney. Quant a Calais, elle est spécialisée dans la lingerie de luxe. Ces deux villes, mais aussi d’autres en Picardie, représentent un savoir- faire et un patrimoine unique créé il y a plus d’un siécle et tellement spécifiques.

Cependant depuis l’aprés-guerre, notre secteur a souffert énormément de la désindustrialisation, die comme vous le savez, 4 une concurrence étrangére déloyale et impitoyable a bas coit, surtout chinoise, dans le contexte de politique hyper-fiscaliste et anti-industrielle (taxe profes-sionnelle) de nos gouvernements successifs.

L’Union Européenne, son marché ouvert et ses normes, finira d’achever la multitude de petits dentelliers et brodeurs de notre secteur et sacrifiera de nombreux emplois.

Avec la mort annoncée de ce fleuron [ sur Caudry seules 6 entreprises dentelliéres exercent encore, au plus fort de activité ils étaient 150 ! plus de 5000 personnes travaillaient dans ce secteur, ils ne sont plus que 1300 ], c’est tout un tissu économique de savoir-faire local et de retombées commerciales qui périclitent.

Le secteur a déjà connu une grosse crise dans les années 2009-2010. Et ces derniers mois, la profession inquiétante d’un ralentissement de I’activité provoquant I’intervention de la région auprès d’entreprise comme « My Desseilles » il y a quelques semaines. Confirmation du malaise de la filière dentelle cette semaine : un plan social chez Noyon avec 75 Salariés liquidés.

Combien d’emplois sacrifiés avant que le Conseil régional ne réagisse ?

Cependant, nous ne pouvons pas nous contenter d’intervenir au cas par cas, ou de laisser s‘affaiblir puis racheter nos entreprises par la concurrence chinoise qui risque de capter nos clients et délocaliser nos métiers et donc notre savoir-faire, inégalés en qualité jusque-la.

Défendre l’industrie, c’est défendre aussi les P.M… isolées et moins visibles que les grands groupes.

Cela fait maintenant 3 ans que le Conseil régional, au travers la loi NOTRE, a une compétence renforcée en matiére économique et de formation.

Le Conseil régional a adopté son SRD2Ei et a donc toute fa légitimité et les outils pour intervenir.

Le Conseil Régional, réuni en séance pléniére du 31 janvier 2019 :

  • décide dans le cadre du SRDEI! d’élaborer un état des lieux ainsi qu’un diagnostic de la filigre dentelle afin de proposer une véritable politique de Sauvegarde de cette industrie dentelliére ;
  • décide de tout mettre en oeuvre, sur le plan de la formation pour que les emplois s’adaptent aux nouvelles contraintes de compétitivité techniques et concurrentielles afin de pérenniser l’emploi comme celui des « Tullistes » indispensable au secteur ;
  • demande a |’Etat d’accompagner le secteur dans sa nécessaire réadaptation et mutation technologique.