Posts published on novembre 2018

Beaucoup de bruit pour rien

Communiqués

Lille, le 29 Novembre 2018.

 

Suite à une lettre de délation anonyme reçue en novembre 2015 (un mois avant les élections régionales potentiellement gagnables par le Rassemblement national dans notre région), le parquet de Lille avait ouvert une enquête préliminaire.

Était en cause un prétendu emploi fictif de David Rachline, en tant qu’attaché du groupe Front national au Conseil régional Nord Pas de Calais.

Ces accusations, complaisamment relayées par les médias, sont aujourd’hui reconnues sans fondement par la justice.

Notre groupe, mis en cause à tort, attend que la presse locale accorde autant d’espace médiatique à ce classement sans suite qu’aux accusations propagées à l’encontre de David Rachline en 2017.

 

Philippe Eymery, président de groupe.

Centre Européen de Formation des métiers de l’alimentation de Tourcoing (C.E.F.M.A) Le Conseil régional doit s’expliquer

Communiqués

Lille, le 26 Novembre 2018.

 

Ce jeudi 22 novembre, l’Exécutif du Conseil régional a présenté une délibération afin d’affecter 1.5 million d’euros de travaux au Centre Européen de Formation Alimentaire de Tourcoing (C.E.F.M.A.).

Un péril par l’amiante a été découvert et des travaux de réfection conséquents de la toiture ont été identifiés. Ces diagnostics révèlent une gestion très préoccupante de cette propriété par le Conseil régional.

En séance plénière, notre collègue Audrey HAVEZ a interpellé monsieur COULON, vice-président chargé par l’exécutif de l’apprentissage, pour lui indiquer combien il est inadmissible de mettre en péril les apprenants et enseignants qui travaillent dans de telles conditions.

Une toiture d’une telle ampleur ne donne pas des signes de dégradation sans alerte préalable. Il est aussi improbable que le conseiller régional monsieur DARMANIN, maire de Tourcoing, n’ait pas eu cette information auparavant et aurait pu y remédier avec diligence.

Qui a traité ce problème ?

Qui est responsable dans la chaîne de gestion des propriétés du Conseil régional ?

Les travaux budgétés à un tel niveau (1.5 million d’euros pour l’instant) montrent l’étendue du retard d’entretien et sont le signe d’une surveillance laxiste du bâtiment.

Pour le Groupe Rassemblement national et apparentés, c’est un mauvais coup porté à l’apprentissage et à son intérêt pour les jeunes. C’est une mise en péril dont il faut tirer explications et leçons.

Après l’effondrement des bâtiments à Marseille et à Denain, le Groupe Rassemblement National et apparentés a demandé le démarrage des travaux au plus vite et sûrement pas dans six mois !

 

Philippe Eymery, président de groupe.

L’industrie dentellière n’intéresse pas l’Exécutif

Communiqués

Lille, le 23 Novembre 2018.

 

La presse s’est faite l’écho des difficultés de quelques entreprises de dentelles à Calais et Caudry. Lors de la séance plénière de ce 22 novembre notre groupe par la voix de Mélanie DISDIER, caudrésienne et vice-présidente de notre Groupe, a demandé la mise en place rapide d’une véritable stratégie de filière pour assurer l’avenir de l’industrie dentellière. Défendre  l’industrie, c’est aussi défendre les petites et moyennes industries dans les territoires isolées car moins visibles.

La majorité régionale LR-UDI a refusé de débattre de cette proposition exprimée dans notre Motion.

Très présentes dans notre région, au travers des villes comme Calais et Caudry mais aussi en Picardie, les entreprises de dentelle sont menacées de disparition par la faute d’une concurrence étrangère déloyale, principalement chinoise, utilisant une main d’œuvre à bas coût. Le non-respect des règles de la propriété industrielle, mais aussi une fiscalité locale sur l’outil de travail de ces petites et moyennes industries, et enfin les normes de l’Union européenne finiront d’achever la multitude de petits dentelliers et brodeurs de notre secteur et sacrifieront de nombreux emplois.  5000 personnes travaillaient encore il y a 10 ans dans la dentelle, ils ne sont plus que 1300. Sur Caudry, seules six entreprises dentellières exercent encore. Au plus fort de l’activité ils étaient 150. C’est tout un tissu de savoir-faire et de retombées commerciales qui est en train de disparaitre.

Le refus de prendre en considération notre demande est dramatique pour les entreprises en activité.

Le Groupe Rassemblement National préconise un état de lieux et un diagnostic profond (forces et faiblesses) de la filière, avec les chefs d’entreprise. Nous préconisons également une vraie politique de formation locale des salariés afin de pérenniser l’emploi des « tullistes ». Enfin l’Etat se doit d’accompagner la filière dans sa diversification et son adaptation numérique.

 

Philippe Eymery, président de groupe.

Voeu déposé par le groupe Rassemblement National et apparentés Pour un même accès aux soins pour tous les habitants de la région.

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 22 novembre 2018

 

Voeu déposé par le groupe

Rassemblement National et apparentés

Pour un même accès aux soins pour tous les habitants de la région.

 

A l’automne 2015, le candidat Bertrand promettait, dans son livre projet « Au Travail », qu’en matière d’accès à la santé  « si l’Etat ne fait pas, la Région doit prendre le relais : la santé doit devenir une priorité régionale ».  Il s’engageait : « Aucun des territoires de la nouvelle grande Région ne doit être mis de côté. Aucun habitant de la Région ne doit être oublié » (page 99).

Bientôt 3 ans ont passé depuis que M Bertrand est président du Conseil régional. Aucune délibération cadre, aucune politique régionale de santé n’ont été soumises à l’assemblée régionale.

Il semble que l’Exécutif ne soit pas en mesure de faire présenter à l’assemblée régionale le projet régional de santé par la Directrice de l’Agence Régionale de la Santé (ARS).

Pendant ce temps, la majorité présidentielle et le gouvernement détricotent notre système de santé et mettent à mal la solidarité des territoires. C’est ainsi que très récemment à l’Assemblée nationale, des députés de la majorité présidentielle ont fait adopter un amendement prévoyant que pour intervenir de manière chirurgicale, un hôpital devra franchir un seuil minimal d’opérations annuelles. Les établissements hospitaliers ne respectant pas ces quotas, ne pourront plus effectuer ces actes de chirurgie essentiels dans le traitement des cancers.

La pression est mise sur certains hôpitaux pour ne plus intervenir dans le traitement chirurgical des cancers.

Des territoires dépourvus de chirurgie cancérologique à côté d’autres bien dotés : ce serait créer un système de santé à deux vitesses.

Chaque habitant de la région doit bénéficier d’une égalité dans l’accès aux soins. Quelle sera la carte sanitaire chirurgicale du cancer ? Quels seront les services touchés ?

Les conditions sont réunies pour qu’une véritable discrimination sanitaire des territoires se mette en place. Une santé à deux vitesses s’installe dans la région Hauts-de-France.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 22 novembre 2018 :

– s’engage auprès de tous les habitants de la région à effectuer toutes les démarches auprès du gouvernement et de l’Agence Régionale de la Santé afin d’obtenir la cartographie des hôpitaux et services de chirurgie cancérologique ;

– s’engage à ce que chaque citoyen puisse bénéficier du même service de soins où qu’il se trouve sur le territoire régional ;

– demande que la Directrice de l’ARS vienne présenter le projet régional de santé devant l’assemblée régionale ;

– demande à l’Agence Régionale de Santé de revoir son projet de réorganisation des offres de soins de proximité ;

– demande au gouvernement de respecter l’égalité des soins entre tous les Français.

 

Philippe Eymery

Motion déposée par le groupe Rassemblement National et apparentés Changer la politique économique du Conseil régional, une urgente nécessité.

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 22 novembre 2018

 

Motion déposée par le groupe

Rassemblement National et apparentés

 

Changer la politique économique du Conseil régional, une urgente nécessité.

 

A l’automne 2015, le candidat Bertrand déclarait dans son livre de campagne « Au travail » (page 17) : « Le chômage dans notre grande Région ne cesse de progresser : 481 400 demandeurs d’emploi en mai 2012, 565 900 en juillet 2015, soit 84 500 demandeurs d’emploi en plus. C’est-à-dire l’équivalent de la ville de Dunkerque, ou de deux fois la ville de Compiègne… Derrière ces chiffres froids et désincarnés, il y a autant de familles dans lesquelles ce n’est pas une fiche de paie que l’on reçoit à la fin du mois mais une allocation chômage, forcément moins élevée qu’avant. Et dans ces familles, on se demande quand on verra la fin du tunnel et le retour vers l’emploi ».

Le 4 janvier 2016, lors de son investiture, M Bertrand, Président du Conseil régional, annonçait le lancement de Proch’Emploi, en concurrence de Pôle Emploi.

Le 28 janvier 2016, l’Exécutif faisait adopter une délibération sur les allégements de charges. Le groupe FN-RBM alertait  et s’abstenait sur cette mesure plus ou moins cosmétique.

Le 1er février 2018, l’Exécutif prenait acte de l’inefficacité de cet allégement de charges confirmant ainsi la pertinence des réserves exprimées par le groupe FN RBM dès la présentation de cette mesure : celle-ci était abandonnée.

Le 30 octobre 2018 et pour 3 trimestres consécutifs, la barre symbolique des 600 000 demandeurs d’emploi a été  franchie. Ce sont donc 26 310 demandeurs d’emploi supplémentaires depuis janvier 2016.

Les chiffres de création d’emploi dans le privé (selon l’URSSAF Picardie) mettent en évidence une création d’emplois en région moindre qu’au niveau national : sur un an, la région a créé au total 17 850 postes, soit une hausse de +1,3 %, alors qu’au niveau national celle-ci a été de +1,7 %.

Enfin, une récente étude de l’Insee (Conjoncture Hauts-de-France N°13-mai 2018) révèle de surcroît une augmentation de 12 300 personnes entre 2016 et 2017 pour la catégorie demandeurs d’emploi de plus d’un an.

Hélas notre région s’enfonce  structurellement dans la précarité.

Hélas notre région régresse  sur le plan de l’emploi.

Hélas notre région est la région métropolitaine où la part des demandeurs d’emploi de plus d’un an est la plus élevée.

Ces faits signent l’échec des mesures prises depuis janvier 2016 par l’Exécutif en faveur du développement économique et de l’emploi en région.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 22 novembre 2018 :

– prend acte de l’échec global de la politique économique engagée depuis janvier 2016 ;

– décide de procéder à un audit des politiques existantes et autant que nécessaire de réorienter les mesures en faveur du développement économique d’ici au 1er janvier 2019 ;

– décide sans délai de suspendre les aides aux entreprises qui ne sont pas assorties d’un engagement en retour en terme d’emplois ;

– demande que Finorpa-Financement et Picardie-Investissement soient enfin rapidement renforcés et coordonnés pour que le Conseil régional dispose d’outils efficaces pour le financement des entreprises en difficulté mais vitales.

 

                                                           Philippe Eymery

Jean Caby peut et doit vivre

Communiqués

Lille, le 7 novembre 2018.

 

En juin dernier, l’entreprise quasi centenaire Jean Caby, était placée en liquidation judiciaire.
Le lendemain, lors de la séance plénière du 28 juin, le Rassemblement National proposait alors un voeu d’urgence par l’intermédiaire de Mélanie Disdier et pour lequel la majorité n’a pas voté favorablement.
Grâce à notre action, des pourparlers s’engagent alors pour continuer l’activité avec l’usine de Comines.
Début octobre, l’espoir renaît grâce à une offre de reprise de deux investisseurs et d’un industriel allemand permettant à 170 salariés sur les 232 au départ de voir leur emploi préservé.
Espoir gâché: les syndicats annoncent lundi 5 novembre le retrait de l’industriel allemand suite à la décision du tribunal de commerce de séparer la vente des 2 sites; l’historique situé à Saint André et celui de Comines sur lequel est d’ores et déjà presque construite une nouvelle usine. La vraisemblable raison de cette soudaine décision? Le terrain de Saint André  allait lui permettre de réaliser une cession d’actif, nécessaire pour financer la mise en activité de l’usine de Comines.
 
Alors que d’autres entreprises bénéficient de larges aides financières sans obligation de contrepartie en emplois pérennes, il n’est pas compréhensible que l’Exécutif renonce à agir pour Jean Caby, il ne peut y avoir 2 poids 2 mesures entre le dossier Ascoval et le dossier Caby.
 
Le Rassemblement National continuera de se battre sur tous les fronts pour préserver les emplois des habitants de la région. 

Philippe Eymery, président de groupe.