Posts published on octobre 2018

Chômage régional : une tendance lourde et inquiétante

Communiqués

Lille, le 29 octobre 2018.

 

Les chiffres des demandeurs au 3ième trimestre sont tombés. En catégories A,B,C, avec moins 960 demandeurs d’emploi par rapport au 2ième trimestre 2018, c’est la stagnation. La tendance sur un an est toujours négative avec plus 4 260 demandeurs d’emplois pour arriver à un total de 600 490.

Cette tendance lourde montre que notre région peine à trouver les voies du sursaut social et économique. Ainsi, le nombre des demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an augmente fortement sur an : +7.6 %.

Au début du mandat de M. Bertrand, en janvier 2016, notre région comptait 574 180 chômeurs, elle s’enracine dans le chômage de longue durée avec une hausse de 26 000 demandeurs d’emploi.

Il est urgent de réorienter les politiques d’action économique vers la dynamisation prioritaire vers les TPE-PME et les territoires, et vers une conditionnalité du versement des subventions contre l’embauche en contrat à durée indéterminée. Il faut aussi rappeler à leur devoir les chefs d’entreprise quand la Nation baisse leurs charges sociales.

Il faudra une mobilisation régionale encore plus importante pour la formation des plus éloignés de l’emploi.  Les chefs d’entreprise réclament d’urgence des gens formés et adaptés.

Il faut aussi donner les moyens à Pôle Emploi Hauts-de-France de mieux fonctionner et renforcer ses effectifs pour agir dans une région affaiblie plus qu’ailleurs.

Le Groupe Rassemblement National réclame un changement de politique économique régionale au Conseil régional, et en coordination avec les services de l’Etat, en faveur de l’emploi et des forces vives.

 

Philippe Eymery, président de groupe.

Ascoval : constat de discorde improductive mais l’heure de l’union régionale pour les salariés est venue

Communiqués

Lille, le 24 octobre 2018.

 

Vallourec a désormais fait connaître son point de vue dans la solution de reprise présentée par le groupe Altifort : il ne financera pas à hauteur de 51 millions d’euros la transformation de l’usine.

Depuis 2017, on sait par le repreneur d’Ascométal, le groupe Schmolz-Bickenbach, qu’Ascoval n’était pas pour lui une affaire intéressante même si l’outil était en son temps moderne et adapté et que les salariés sont des travailleurs motivés et compétents.

Mais ce dossier a été incontestablement mal géré. On a assisté à une discorde irresponsable et presque permanente entre les protagonistes.

Cette discorde a produit des déclarations inacceptables et irresponsables vis à vis des salariés qui jouent -eux- leur avenir.

Parce qu’il n’est jamais trop tard, il est encore temps de réexaminer des chemins alternatifs, de se remettre à discuter, avec des options amendées ou peut-être complétement différentes.

Le Groupe Rassemblement National demande à la Banque Publique d’Investissement (BPI) et à l’État de peser de tout leur poids d’actionnaire engagé et de puissance publique pour obtenir de Vallourec un accompagnement constructif pour une solution de reprise équilibrée et viable.

Le Groupe Rassemblement National fera sa part de chemin pour que l’union sacrée régionale se fasse derrière les salariés.

 

 

Sébastien Chenu, député du Nord.

Philippe Eymery, président de groupe.

 

Reconquête des usagers du TER : simple opération de communication ou véritable souhait de fidéliser les usagers ?

Communiqués

Les usagers des TER Hauts-de-France ont été durement touchés par les grèves des cheminots d’avril, mai et juin 2018. Ce 18 octobre 2018, en séance plénière, le conseil régional a adopté un dispositif devant permettre la reconquête des usagers des TER perdus durant cette période.

Comme le dit le dicton populaire, « on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre », pour le TER c’est pareil, on ne rattrape pas des usagers en faisant de la communication.
Depuis 2016, la majorité régionale vote des ajustements de l’offre TER pour les fêtes de fin d’année. (Délibération n°55857 – CP du 29 septembre 2017 et délibération n°58347 – CP du 27 septembre 2018). Dressant dans ces délibérations le constat d’une fréquentation en forte diminution pendant cette période et diminuant en conséquence le nombre de trains (-40% des trains pour le Nord-Pas-de-Calais et -20% des trains pour la Picardie).

L’exécutif nous vend une offre de reconquête pour le mois de décembre et en même temps fait le constat d’une diminution de la fréquentation et donc de l’offre TER.

Si cette délibération avait vraiment pour objectif de faire revenir dans nos trains les usagers perdus pendant les grèves ce dispositif aurait dû être adopté sur un mois plein (novembre 2018 ou mars 2019). C’est le sens de la proposition formulée par le groupe Rassemblement National et rejetée par la majorité.

Le conseil régional refuse d’adopter une stratégie offensive pour conquérir des voyageurs

Communiqués

Dans la même démarche constructive et d’amélioration des offres TER, le groupe Rassemblement National, a proposé à l’exécutif du conseil régional d’adopter une stratégie offensive pour conquérir des voyageurs.
Objectif affiché, attirer des nouveaux dans les TER Hauts de France en réduisant le coût mensuel des abonnements :
-50% pour les trois premiers mois d’abonnement (janvier à mars 2019)
-25% pour les trois mois suivants (avril à juin 2019).

La grève a fortement impacté l’utilisation des TER régionaux et a installé une défiance dans ce mode de transport. Le conseil régional doit réussir à faire aimer le train. Pour cela il faut que l’offre soit attractive, il faut un geste significatif du Conseil régional pour créer d’ores et déjà les conditions d’une nouvelle politique commerciale.
Cette proposition de réduction des prix pour les nouveaux abonnements a été rejetée par l’exécutif régional s’empêtrant dans une logique financière et comptable plutôt que de voir l’opportunité de remplir les trains régionaux.

Fusion des métropoles avec les départements : En marche vers une France à deux vitesses

Communiqués

Lille, le 3 octobre 2018.

Le 1er octobre, le président Macron réunissait, à l’Elysée, les présidents des métropoles de Bordeaux, Nantes, Nice, Toulouse et Lille pour évoquer son grand projet de rapprochement des métropoles avec les départements.

Pour notre région Hauts-de-France, la conséquence serait le transfert des compétences du département du nord à la Métropole Européenne de Lille sur le territoire de celle-ci.

Une telle fusion des métropoles avec les départements, si elle devait avoir lieu, accentuerait fortement les clivages territoriaux : grandes métropoles / zones rurales ; riches / pauvres.

Ces super-territoires vont permettre à ceux qui les dirigent, sans légitimité des urnes, d’ignorer superbement les élus locaux et les habitants de la « France périphérique ». Il s’agit là d’une confiscation de la démocratie au profit d’une technostructure.

Le groupe Rassemblement National tient à réaffirmer son attachement au triptyque « communes – départements – État » : La commune est l’échelon le plus essentiel dans notre administration, le Maire étant l’élu qui connaît le mieux le territoire et les attentes de nos concitoyens.

 

Philippe Eymery, président de groupe.