Posts published on juin 2018

Retombées économiques et sociales de Calais Port 2015 : le compte n’y est pas, la parole politique bafouée !

Communiqués

Lille, le 19 juin 2018.

 

Le Conseil Portuaire de Calais-Boulogne du 13 Juin 2018 a été l’occasion d’un point sur l’avancement des travaux de Calais Port 2015. Rappelons le contexte de la délégation de service public adoptée en janvier 2015.

Deux engagements ont fondé ce projet. Le rassemblement par l’adhésion de toutes les sensibilités politiques à un pacte moral et politique pour le Calaisis et le Littoral. C’est ce qui a motivé l’engagement des fonds publics à hauteur de 270 millions d’euros. L’essor du tourisme, du fret transmanche devaient permettre de financer une mise à niveau modernisée de l’infrastructure portuaire.

Autre point du « bâti » du projet : la puissance publique intervenait substantiellement et son apport au tour de table s’établissait à 270  millions d’euros sur un projet de 671 millions d’euros. Cela a permis de boucler le plan de financement. Le sens : créer un cercle vertueux en permettant un projet d’infrastructure par l’investissement et en y retrouvant, sur le temps, des recettes fiscales et sociales par l’activité et l’emploi.

15 % était fixé en terme de retombées de marchés d’affaires et d’emplois au plan local soit plus de 100 millions d’euros sur 671 millions d’euros global pour le Calaisis et la Région Nord Pas-de-Calais.

Au Conseil portuaire du 13 juin, le point actualisé des retombées a été évoqué :

130 PME-PMI ont contractualisé avec le Groupement Constructeur  pour environ 10 millions d’euros, 45 entreprises de transport pour 11 millions d’euros. C’est donc pour l’instant 21 millions d’euros environ de retombées sur le tissu local.

Interrogé par nos soins, le constructeur nous a répondu que l’engagement global est de 63 millions d’euros sur la durée du chantier. Pour Philippe Eymery, Antoine Golliot, Adrien Nave et Rudy Vercucque, membres du conseil portuaire, c’est insuffisant et inacceptable. L’attribution du marché passerelles routières à une entreprise suédoise qui va sous-traiter en Pologne et l’attribution du marché passerelles piétonnes à une entreprise espagnole privent les entreprises locales de dizaines de milliers d’heures de travail.

Le Groupement Constructeur a fait le choix d’une application minimaliste de la clause sociale. Le pacte moral et politique qui a permis à l’époque l’unanimité en faveur du financement public n’est pas respecté. Le non-respect de l’esprit de ce qui a été décidé impliquera toujours un coût public social et sociétal supérieur aux quelques millions d’euros gagnés par le constructeur en choisissant des entreprises étrangères.

L’argent public a pour vocation de financer l’investissement au service de l’emploi local.

Pour les représentants du Rassemblement National, le non-suivi de ce qui avait été solennellement décidé démontre malheureusement un laisser-faire coupable et l’impuissance politique de l’Exécutif régional.

La Politique se déconsidère quand elle ne fait pas respecter ce qu’elle annonce et ne sait pas faire rejaillir le bénéfice aussi vers l’intérêt collectif général.

14 % de chômage dans le Calaisis valent bien un coup de poing sur la table des intérêts privés !

 

Philippe Eymery, président de groupe.

Biocarburant: produire Français est possible. Préférons le colza à l’huile de palme !

Communiqués

Lille, le 12 juin 2018.

Depuis ce dimanche 10 juin, des agriculteurs bloquent les dépôts pétroliers de Fort-Mardyck et de Saint-Pol-sur-Mer.

Ces agriculteurs, et parmi eux beaucoup de jeunes agriculteurs, protestent contre l’autorisation donnée à Total d’importer, par an, 300.000 tonnes d’huile de palme destinées à produire du biocarburant.

Les manifestants dénoncent un double langage du gouvernement qui, d’un côté déclare vouloir aider l’installation des jeunes agriculteurs ou la diversification agricole et qui, en même temps, introduit une concurrence déloyale pour les producteurs de colza ou de tournesol.

Le groupe Rassemblement National dénonce une décision qui est une aberration, non seulement économique, mais également écologique. En favorisant l’importation d’huile de palme, le gouvernement Français participe à la déforestation de la forêt primaire en Asie du Sud-Est, sans compter le bilan carbone lié au transport.

Importer de l’huile de palme c’est sacrifier la filière française de biocarburant.

Nos agriculteurs Français sont capables de produire 300.000 tonnes d’huile de colza ou de tournesol par an, soutenons-les !

 

Philippe Eymery, président de groupe.

Agnès Caudron, chef de file pour la commission Agriculture et Agroalimentaire.

Répartition des clandestins: la preuve par Liancourt

Communiqués

Lille, le 6 juin 2018.

C’est une centaine de clandestins, venus tout droit de Grande-Synthe, qui ont été accueillis dans le foyer Adoma de Liancourt. Ce centre d’hébergement avait déjà fait tristement parler de lui début janvier avec la mise en examen d’un de ses pensionnaires pour des viols.

Cette initiative a été décidée sans consultation préalable du maire de la commune. Elle est la preuve que les pouvoirs publics agissent dans le dos de la population pour la contraindre à accepter ces clandestins.

C’est aussi le signe que quand les pouvoirs publics le veulent, ils sont capables de trouver des solutions d’hébergement rapides, et que la priorité est donnée à l’hébergement des migrants avec la mise à disposition de tous les moyens directs ou indirects de l’État via les organismes sur lesquels il exerce sa tutelle. La répartition des clandestins sur le territoire national se poursuit de manière insidieuse et contre la volonté des français.

Le groupe Rassemblement National demande :

 

  • Un retour des frontières au niveau national et la suspension des accords de Schengen,
  • La fin de l’immigration incontrôlée, et de la naturalisation ou la régularisation des étrangers en situation illégale sur le territoire national,
  • La mise en place de zones humanitaires sécurisées dans les pays ou à la frontière des pays en guerre,
  • L’accueil des personnes déplacées dans des pays de même culture.

 

Philippe Eymery, président de groupe.

130,34 euros pour se former et être indemnisé par le Conseil régional : inacceptable et inefficace !

Communiqués

Lille, le 6 juin 2018.

 

Lors de la dernière séance de la Commission permanente du Conseil régional Hauts-de-France, une délibération était à l’ordre du jour en vue d’indemniser les stagiaires demandeurs d’emploi en formation. La grille de rémunération, proposée par l’exécutif régional pour les jeunes de moins de 18 ans, a fixé le niveau d’indemnisation à … 130,34 euros!

Aussi, constatant l’effort et la difficulté à motiver les jeunes à se former, constatant aussi que la formation a un coût pour les jeunes et leur famille, et considérant le retard éducatif et de formation  en Hauts-de-France, les élus du Rassemblement National ont décidé de ne plus se contenter de suivre par conformisme cette grille nationale, purement indicative et particulièrement inadaptée.

Ils ont donc proposé que le Conseil régional traite « autrement-spécifiquement » ces jeunes demandeurs d’emploi et stagiaires de la formation, considérant notre démographie régionale, le niveau de pauvreté de certains territoires, et bien sûr l’effort à consentir là-bas pour des jeunes toujours au foyer des parents.

Le Groupe Rassemblement National a ainsi construit et déposé un amendement, augmentant l’enveloppe d’indemnisation, et fixant un niveau supérieur : passant pour les moins de 18 ans à 281.43 euros au lieu des « peu-glorieux » 130.34 euros, soit le même écart de rémunération que la tranche d’âge immédiatement supérieure. Il n’y avait, a priori, pas de raison de discriminer les jeunes avec un traitement peu réaliste et inégalitaire ni de s’y opposer. L’exécutif de M. Bertrand, intolérant et buté, a cependant repoussé l’amendement. Inacceptable et inefficace pour les jeunes !

Le groupe Rassemblement National constate et prend acte que l’exécutif de M. Bertrand ne sait pas faire du spécifique pour cette région, autrement que par des mesures-gadget à l’efficacité douteuse, et qu’il ne sait pas non-plus saisir l’intérêt général trans-partisan à travers de vraies mesures répondant aux vrais défis de la formation et impactant la vie quotidienne des habitants de notre région. Le groupe Rassemblement National continuera à agir afin que l’action du Conseil régional soit adaptée à la situation spécifique de notre région.

 

Philippe Eymery, président de groupe.

Vœu d’urgence déposé par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine NASH : prendre conscience et lutter contre une maladie pandémique

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 24 mai 2018

Vœu d’urgence déposé par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

NASH : prendre conscience et lutter contre une maladie pandémique

 

La NASH, acronyme de No Alcoholic Steato Hepatitis ou steatose hépatique non alcoolique (ou maladie du soda, de la mal bouffe, ou encore du foie gras humain), touche certains patients obèses, qui développent une cirrhose non alcoolique du foie et à terme un cancer du foie. La prévalence de cette maladie est en constante augmentation.

Elle n’épargne ni les enfants, ni les adolescents du fait de l’augmentation rapide de l’obésité dans les foyers les plus pauvres. Notre région est en pole position concernant l’obésité (21,5 % contre 15 % en métropole, mais 34 % aux États Unis). 30% de Français ont un foie trop gras, dont 10% au stade la NASH, et 5% développeront un cancer du foie…100 000 patients malades potentiels.

L’échec de la prévention primaire est patent.

Cette maladie devrait être à très court terme la première cause de transplantation. Il n’existe pas de traitement médicamenteux connu à ce jour, ni aucune liaison avec la consommation excessive d’alcool. Il s’agit d’une maladie spécifique dont le coût annuel pourrait atteindre d’ici à 2030 les    30 milliards d’euros, c’est-à-dire le double du budget annuel de la  Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de la région Hauts-de-France.

L’Etat, à travers son rôle régalien de métrologie de la Santé, ne semble pas être au fait de la prévalence de cette Maladie la NASH.

Il est urgent de trouver les moyens pour lutter contre la NASH, qui au demeurant peut être réversible.

Nous sommes à divers titres des acteurs impliqués dans cette maladie : patients, Agences Régionales de Santé, élus, corps médical, laboratoires, industriels, centres de recherches. Notre devoir est d’informer, de prendre ou proposer des mesures efficaces. Cette maladie doit être comprise et entendue.

La première journée internationale de la NASH se déroulera le 12 juin 2018 dans une quarantaine de villes dans le monde. Cette journée est à l’initiative de « the Nash éducation program », un fonds de dotation créé en 2017 pour améliorer la connaissance de cette épidémie silencieuse aux conséquences sanitaires et financières graves.

L’expression « responsable mais pas coupable » ne peut être entendue.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 24 Mai 2018 :

  • constate la progression de l’obésité dans les diverses couches de la population amenant

inexorablement le développement de la NASH,

  • demande au gouvernement d’agir au plus vite par des campagnes de prévention et d’information afin de porter à la connaissance tous cette maladie potentiellement pandémique, et d’agir par tous les moyens appropriés contre la surconsommation des sucrés et des graisses nocifs,
  • demande à l’ARS, à la CPAM d’inclure dans tout plan de santé ou de parcours de soins

l’acronyme NASH et de la présenter comme pandémie potentielle,

  • décide d’être un acteur essentiel de la prévention de la Nash et d’astreindre toutes les associations bénéficiant de fonds de la collectivité régionale à inclure dans leurs actions de promotion de prévention de la santé la prévalence de la NASH comme fléau épidémique.

 

Philippe Eymery

Motion d’urgence déposée par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine Réforme du ferroviaire : défendons les usagers et un service public de qualité

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 24 mai 2018

 

Motion d’urgence déposée par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

 

Réforme du ferroviaire : défendons les usagers et un service public de qualité

 

Cela fait bien longtemps que le service public ferroviaire a cessé de donner satisfaction aux usagers. Le sous-investissement de l’Etat dans le réseau, les erreurs de gestion des directions S.N.C.F. successives qui ont accumulé une dette énorme, le choix de conduire des projets faramineux (LGV) au détriment des lignes du quotidien, expliquent cette situation.

Le gouvernement Philippe prend aujourd’hui prétexte des handicaps réels de la S.N.C.F. pour se soumettre à Bruxelles et détruire la spécificité du modèle ferroviaire français.

Les grèves légales mais disproportionnées font souffrir nos concitoyens dans leur mobilité personnelle ou professionnelle.

Dans un entretien accordé à la Voix du Nord et au Courrier Picard (du mardi 24 avril 2018), Monsieur Pepy, président de la S.N.C.F., promet une indemnisation des usagers.

Nous pouvons dire que cette annonce va dans le bon sens.  Mais notre collectivité ne doit pas être une nouvelle fois le “banquier” de la S.N.C.F. ; cette indemnisation doit être prise en charge par la seule S.N.C.F. responsable, et en aucun cas par notre collectivité.

Autres victimes collatérales des grèves : les petits commerçants situés en centre-ville et à proximité des gares de la région subissant le contrecoup régulier des perturbations du service public, mais aussi, les acteurs du tourisme, de l’agriculture et les clients du fret ferroviaire. Tous ces secteurs ont été impactés à degrés divers sur leurs activités, conséquence du stress des consommateurs-usagers.

Notre collectivité doit veiller au cas par cas et proposer un relais dans ces situations contraintes, le temps d’amortir la perte de chiffre d’affaires et d’éviter ainsi un choc social.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 24 mai 2018 :

– demande à la S.N.C.F. le remboursement à 100% des abonnements aux usagers impactés par les grèves,

– demande à la S.N.C.F. la participation au fonds de secours pour aider les professionnels impactés par les grèves,

– demande au gouvernement un rééchelonnement des charges fiscales et sociales,

– demande aux syndicalistes de revoir leur mode opératoire et de défendre le service public sans pénaliser les usagers.

 

                                                                       Philippe Eymery

Calais : des dragons a 22.500.000€ arrivent à la hussarde !

Communiqués

Lille, Le 1er juin 2018

 

Calais est une ville sinistrée, 14,4% de chômage, à l’image fortement détériorée par les flux incessants de migrants, leurs campements, l’insécurité et l’insalubrité.

Pour redynamiser sa ville, Madame le Maire de Calais a retenu un projet de dragon automate, avec spectateurs embarqués.

Ce projet pose néanmoins de sérieuses questions à la fois sur les retombées économiques attendues, les emplois qui seront générés sur Calais, mais aussi sur les droits artistiques et le financement du coût d’entretien qui est chiffré à 650.000€ par an.

En Commission Permanente du 29 mai 2018, Madame Patricia Chagnon a demandé, au nom du groupe Front-National – Rassemblement Bleu Marine, que le Conseil régional exige des réponses avant d’engager 5 millions d’euros dans ce projet.

Cette demande n’a pas été entendue par l’Exécutif régional dont le Madame le Maire de Calais fait partie.

Il est curieux d’observer que l’on trouve plus de 22 millions d’euros pour des dragons de « carton-pâte » à Calais alors que dans notre région, faute de moyens, des lignes SNCF sont supprimées ou, comme l’a rappelé Madame Agnès Caudron, nos agriculteurs doivent se contenter d’une enveloppe de 4 millions d’euros sur les 20 millions du plan d’urgence « élevage agricole ».

L’indécence du montant pour ce projet hors-sol souligne une nouvelle fois le décalage entre les préoccupations des élites politiques et les besoins des Français dans leur vie de tous les jours.

Le groupe Front-National – Rassemblement Bleu Marine estime que le Conseil régional Hauts-de-France, deuxième région la plus pauvre de France, a d’autres priorités que de participer à dilapider l’argent public pour des projets de dragons et autres animaux fantastiques sans aucune garantie autre que de flatter l’égo des élus locaux.

Philippe Eymery, président de groupe.