Posts published on septembre 2017

Bertrand mis en difficulté par sa propre majorité

Argumentaires

L’association OISO, Obser­vation, Initiation, Soins aux Oiseaux, connaît des dif­ficultés depuis quelques années. Elle vit principalement de subventions publiques, sur un budget de fonctionnement estimé à 90.000 EUR. Le Conseil régional participait jusqu’alors à hauteur de 50%**.

En juillet, l’association lançait un appel de détresse : les subventions régionales tardaient à venir, sa sur­vie était menacée. Le 19 juillet, dans un communiqué M. Bertrand assurait maintenir l’aide et déclarait que la délibération serait examinée au cours de la Commission permanente du 29 septembre.

Le 21 septembre, le Président Les Ré­publicains de la Commission « envi­ronnement», déclarait que la délibé­ration ne serait pas examinée.

Décidément, rien ne va plus dans le monde de M. Bertrand !

A suivre à la Séance plénière.

 

** http://www.courrier-picard.fr/45956/article/2017-07-26/lhopital-des-oiseaux-menace-de-disparition

Caterpillar : l’emploi local sacrifié

Argumentaires

Le site Caterpillar d’Arras est un site performant, dégageant un ré­sultat net de 10%, pour un chiffre d’affaires compris entre 80 et 90 millions d’euros. Depuis son instal­lation, Caterpillar a reçu près de 600.000 EUR d’aides publiques*.

Pourtant, les 70 salariés ont appris, la semaine dernière, la fermeture de leur usine. Avec les sous-traitants, c’est une centaine d’emplois qui est concernée.

Motif : le groupe américain s’est engagé dans une vaste restructu­ration mondiale et prévoit 20.000 licenciements.

Le sort de salariés n’a pas pesé lourd face au profit réalisé par le transfert de l’usine au Brésil et en Irlande du Nord. Le Groupe amé­ricain espère probablement bé­néficier aussi des ordonnances de la Loi travail facilitant les licencie­ments.

Quant aux 600.000 EUR d’argent public nul ne sait s’ils seront rem­boursés un jour …

 

* http://www.lavoixdunord.fr/220494/article/2017-09-19/fermeture-de-caterpillar-ouverture-des-ne­gociations-concernant-les-70-salaries

Ascoval : le mécano cynique de Bertrand

Argumentaires

L’aciérie Ascometal de Leffrinc­koucke fermera ses portes le 30 septembre. Sur les 140 salariés, une cinquantaine n’est pas encore reclassée. http://www.lavoixdunord. fr/219060/article/2017-09-16/plan-social-et-reorganisation-l-usine-des-dunes-et-apres

Courant 2016, pour sauver son acié­rie de Saint-Saulve, Vallourec s’était uni à Ascometal. La nouvelle entité s’appelle désormais Ascoval. L’usine de Leffrinckoucke, victime du plan bancal et profondément malhonnête, est sacrifiée pour sauver Saint-Saulve : on déshabille Pierre pour rhabiller Paul !

Macron et Bertrand ont monté avec cynisme ce meccano qui aboutit à une nouvelle casse sociale. Ils ont avancé masqués. http://www.lavoixdu­nord.fr/214017/article/2017-09-06/ le-maire-prend-un-arrete-contre-la-fermeture-de-l-acierie-d-ascometal#

Bertrand essaye de se dédouaner avec un prêt de 14 millions € consenti par le Conseil régional, probablement non garanti, pour une opération dont la clarté et l’efficacité restent à démontrer.

Nous attendons toujours le projet in­dustriel avec des process innovants annoncés pour le site de Leffrinckoucke.

Tous les chemins mènent à l’immigration sans fin

Argumentaires

Le 11 avril dernier, les migrants met­taient le feu au camp de La Linière à Grande-Synthe et le détruisaient.

Depuis, le maire de Grande-Synthe qui aime se faire appeler « le maire des migrants », rêve de reconstruire un campement. M. Collomb, ministre de l’Intérieur vient de le débouter dans son nouveau projet d’ac­cueil.*

A y regarder de plus près, la dé­cision du gouvernement ne signifie pas un désaccord sur le principe mais uniquement sur les modalités : M. Carême souhaite continuer de faire de sa commune le laboratoire de toutes les dérives de l’immigra­tion à outrance, M. Collomb entend, lui, les disséminer sur l’ensemble du territoire national. Comme ces 19 et 20 novembre, 2 jours au cours desquels plusieurs centaines de migrants de Grande-Synthe ont déjà été transférés dans toute la France.**

Ce système d’accueil et d’asile s’apparente à vouloir vider un évier avec le robinet grand ouvert.

* http://www.lavoixdunord.fr/219885/article/2017-09-18/l-etat-s-oppose-la-reouverture-d-un-camp-pour-les-migrants-le-maire-y-installe

** http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/09/19/le-campement-de-migrants-de-grande-synthe-en-cours-d-evacuation_5187672_1654200.html

Carême / Collomb : deux visions de l’immigration que…rien n’oppose

Communiqués

Lille – Le 19 septembre 2017

Le maire de Grande-Synthe, Monsieur Carême, a été débouté par le ministre de l’intérieur Collomb dans son projet de rebâtir un camp d’accueil des migrants pour sa commune. La décision du gouvernement ne signifie pas un désaccord sur le principe mais uniquement sur les modalités.

Monsieur Carême souhaite continuer à faire de sa commune le laboratoire de toutes les dérives de l’immigration à outrance. Le ministre Collomb ne souhaite pas partager la gestion des populations migrantes avec les réseaux de passeurs, et entend les disséminer sur l’ensemble du territoire national.

Ce mardi et mercredi, le transfert par autobus de plusieurs centaines de migrants de Grande-Synthe dans toute la France démontre bien que le système d’accueil et d’asile mis en place par l’Etat s’apparente à vouloir vider un évier avec le robinet grand ouvert.

Le groupe Front National Rassemblement Bleu Marine demande au ministre de l’intérieur, garant de la sécurité du territoire national et de nos concitoyens, d’appliquer les mesures suivantes :

  • Un retour des frontières au niveau national et la suspension des accords de Schengen,
  • La fin de l’immigration incontrôlée, et de la naturalisation ou la régularisation des étrangers en situation illégale sur le territoire national,
  • La mise en place de zones humanitaires sécurisées dans les pays ou à la frontière des pays en guerre,
  • L’accueil des personnes déplacées dans des pays de même culture.

 

Philippe Eymery, président de groupe.

 

Dossier Whirlpool : l’U.E. désindustrialise la France

Argumentaires

Le site Whirlpool d’Amiens sera réindustrialisé. L’industriel Decayeux reprend le site pour y fabriquer des «casiers intelligents et réfrigérés ». http://www.courrier-picard.fr/56092/article/2017-09-12/un-accord-trouve-pour-la-reprise-de-whirlpool-avec-nicolas-decayeux . Il est bon de rappeler l’historique du dossier : le 11 juillet 2014 Whirlpool, avec l’aval des autorités de la concurrence européenne, fusionnait avec Indesit et réorganisait ses outils de production en Europe. https://www.lesechos.fr/13/03/2015/LesEchos/21897-075-ECH_whirlpool-lance-l-integration-de-l-italien-indesit.htm. L’Union Européenne engendre ainsi la politique de désindustrialisation de notre pays et permet à la Pologne de se livrer à un dumping social et économique. Whirlpool n’a pas respecté sa parole sur la construction d’un nouveau sèche-linge high-tech à Amiens et c’est M. Decayeux qui tirera les marrons du feu en profitant d’une extrême tension sociale et, au passage, de 45.000 € versés par Whirlpool pour chaque emploi créé.

Calais Port 2015 : le silence complice de monsieur Bertrand ?

Communiqués

Lille – Le 18 septembre 2017

Le 15 septembre, Monsieur Bertrand réunissait autour de lui environ 500 élus et cadres favorables au projet du Canal Seine Nord et lançait un ultimatum en affirmant qu’il déclarerait la guerre au gouvernement si le projet n’était pas validé. Cette réunion fait suite à de nombreuses autres gesticulations de l’Exécutif régional à ce sujet. Gesticulations très médiatisées ces derniers mois.

Cependant, alors qu’il est occupé à se montrer comme grand opposant à la politique d’un gouvernement pour lequel il a appelé à voter et dans lequel il aurait même pu être ministre, Monsieur Bertrand se montre tout à fait muet face à la mise à mort de près de 300 emplois sur la Côte d’Opale.

Jeudi 14 septembre, l’appel d’offre lancé pour la construction des passerelles véhicules a été officiellement remporté par une entreprise suédoise qui va sous-traiter la production en Pologne. Près de 40 millions d’euros et des centaines de milliers d’heures de travail sont donc spoliés aux entreprises locales. Le prochain marché à octroyer, celui des passerelles piétons, pourrait tomber au main d’une entreprise espagnole. Pourtant, le Conseil régional, propriétaire du port de Boulogne Calais, avait pris la décision de soutenir Calais Port 2015 en engageant des crédits publics conséquents. Le projet devait avoir des retombées sur les entreprises et donc la main d’œuvre locale et régionale.

Le prédateur Bouygues, avec la complicité de l’Exécutif régional, fait de ce chantier celui de la casse économique et sociale ! Monsieur Bertrand couvre de son silence coupable ce mauvais coup pour la Côte d’Opale et le Calaisis en particulier. Les coups d’éclat médiatiques à propos du Canal Seine Nord ne font pas diversion.

Le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine réaffirme la nécessité d’instaurer un vrai patriotisme économique en réservant la commande publique aux entreprises françaises et saisira l’Exécutif en Séance plénière d’une motion visant au respect des engagements pris.

                                                                            Philippe Eymery, président de groupe.

Vœu déposé par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine Whirlpool à Amiens : Faire respecter tout le Pacte de responsabilité

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 29 septembre 2017

Vœu déposé par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

Whirlpool à Amiens :

Faire respecter tout le Pacte de responsabilité

 

En 2014, à la suite de difficultés économiques et de succession, Whirlpool rachète Indesit. L’accord est obtenu des autorités de la concurrence, qui favorisent ainsi l’émergence du premier groupe européen d’électroménager. Selon Esther Berrozpe, présidente de la firme pour la région Europe-Moyen Orient-Afrique, le rapprochement permettra de dégager des synergies de 350 millions de dollars en 2017, et faire passer la marge d’exploitation de 1.9% en 2014 à plus de 7% en 2018.

Le nouvel ensemble constituera un géant industriel d’une cinquantaine d’usines réparties à Lodz en Pologne, en Turquie et en Italie, site préservé jusqu’en 2018.

La même année 2014 est lancé, par le président Hollande, le Pacte de responsabilité.

Le constat : la France est en voie de désindustrialisation, il faut réagir. Le but : faire un effort de rattrapage de compétitivité. Le moyen : dans un pacte de responsabilité nationale obtenir l’engagement des entreprises sur un maintien ou la création d’emplois. En retour, l’État s’engage à alléger progressivement les charges des salaires inférieurs à 2,5 fois le smic en ristournant un crédit d’impôt.

Des accords sont signés branche par branche, y compris pour la métallurgie, entre les syndicats patronaux et de salariés.

La France s’engage dans un vaste effort de compétitivité. Depuis 2014, c’est 67 milliards d’euros ristournés. A terme : l’allègement représentera 41 milliards d’euros par an. Le cumul dépassera 100 milliards en 2018.

Malgré ce contexte favorable, Whirlpool revient sur ses engagements d’investissement, fait savoir en 2016 qu’il va fermer le site d’Amiens en 2018. Plus de 300 salariés directs et indirects seront concernés. La firme manifeste un enthousiasme mesuré pour un repreneur. La mobilisation est alors générale pour l’emploi et le site d’Amiens.

Le 12 septembre 2017, un accord est trouvé entre le C.E. de Whirlpool et Nicolas Decayeux pour la reprise progressive par W.N.

Il faut tirer les leçons de cette guerre que nous mènent les Groupes Internationaux tel Whirlpool.

Parce que la signature des syndicats engage leurs mandants, le Pacte de responsabilité doit être respecté.  Parce que l’État détermine par la loi la politique de la nation, il doit faire appliquer la loi. Il serait grave et périlleux que les engagements et la loi soient considérés comme une affaire de duperie ou de passage par perte et profit.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 29 septembre 2017 :

  • constate la perte d’emplois à l’usine Whirlpool malgré la compétitivité du site, l’amélioration de la compétitivité globale nationale et des perspectives partielles de reprise ;
  • demande au gouvernement l’application complète de la loi (loi de finance rectificative et de financement de la sécurité sociale 2014) fixant le cadre et les mesures du « Pacte de responsabilité et de solidarité » ;
  • demande enfin au gouvernement d’obtenir de la branche, et donc de Whirlpool, le respect du « Pacte social pour les industries de la métallurgie » et de ses décisions, concernant l’emploi, l’alternance, les contrats de générations et, en cas contraire, d’obtenir le remboursement légitime des crédits d’impôt dits C.I.C.E. versés à l’entreprise Whirlpool.

 

Philippe Eymery

Motion déposée par le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine Calais Port 2015 : l’emploi local menacé

Motions & voeux

Conseil régional Hauts-de-France

Picardie – Nord-Pas-de-Calais

Séance Plénière du 29 septembre 2017

Motion déposée par le groupe

Front National – Rassemblement Bleu Marine

 

Calais Port 2015 : l’emploi local menacé

 

 

Le Conseil régional est propriétaire des ports de Boulogne et Calais.

Le projet Calais Port 2015, financé en partie par 270 millions d’euros d’argent public, est un projet très attendu par l’ensemble des acteurs économiques de la Côte d’Opale et de la région toute entière.

D’autant plus attendu sur ce territoire du Calaisis sinistré du fait du chaos migratoire.
 

Lors du débat  en Séance plénière le 21 avril 2010 le groupe Front National – Rassemblement pour le Nord Pas-de-Calais  avait posé un préalable : « que le chantier fasse appel prioritairement aux forces productives locales ». Mme Bouchart, pour le groupe UMP, faisait alors part de ses espoirs en termes d’emplois « déjà à travers le chantier, nous allons pouvoir amener du volume ; investir, c’est lourd, cela crée de l’emploi».

Le vote  fut sans appel : 109 voix pour la poursuite du projet, 1 abstention.

Lors de la Commission permanente du 15 octobre 2012, nous demandions que ce chantier assure du travail aux habitants du Calaisis, ce territoire durement touché par le chômage et le chaos migratoire.

Au cours des débats qui ont suivi, les groupes politiques ont été unanimes pour que le chantier profite aux entreprises régionales et à l’emploi local : 2.000 emplois directs et indirects avaient alors été promis sur le chantier au plus fort de l’activité. La décision politique de financer le projet Calais Port 2015 fut, entre autres, motivée par le fait que le chantier fasse travailler prioritairement les entreprises de la région et la main d’œuvre locale.

Ainsi était scellé un pacte moral et politique visant à favoriser l’emploi local.

En avril 2017, le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine alertait : Bouygues voulait privilégier des entreprises étrangères sur le marché des passerelles. Le directeur général de la Société des Ports du Détroit rassurait alors  » il ne faut pas aller trop vite. Nous n’en sommes pas à l’heure du choix du fournisseur des passerelles ».  

Dans la torpeur de l’été, la Société des Ports du Détroit confirmait que Bouygues optait pour des passerelles véhicules fournies par le groupe Suédois MacGregor dont la production sera externalisée en Pologne.

Le précédent ainsi créé, c’est maintenant le marché des passerelles piétons qui est promis à une entreprise espagnole.

Le Conseil régional, réuni en Séance plénière du 29 septembre 2017 :

–        Demande que soit respecté le pacte moral et politique du Conseil régional visant à favoriser l’emploi local ;

–        Décide d’intervenir auprès du groupement constructeur Bouygues et de la Société des Ports du Détroit afin que le marché soit attribué au groupement d’entreprises locales.

 

 

Philippe EYMERY

Calais Port 2015 : 300 emplois sacrifies. Bertrand aux abonnés absents : passivité complice!

Motions & voeux

Lille – Le 14 septembre 2017

Selon le média professionnel Mer et Marine, le groupe MacGregor vient de décrocher auprès de Bouygues Construction, le contrat de fourniture des trois rampes du projet Calais Port 2015.

En 2012, le Conseil régional, tous horizons politiques confondus, avait pris la décision de soutenir le projet Calais Port 2015. Ce projet, engageant des crédits publics conséquents, devait avoir des retombées sur les entreprises et donc la main d’oeuvre locale et régionale. Le cahier des charges des marchés devait acter cette volonté. Un pacte moral et politique était ainsi scellé.

Les 11 avril et 11 août derniers, notre groupe a rappelé par courriers au Président de la Société des Ports du Détroit, et au Président du Conseil régional M. Bertrand, la nécessité de respecter ce pacte moral et politique. M. Bertrand n’a pas daigné répondre à nos courriers ni à notre lettre ouverte du 14 avril.

En choisissant le groupe MacGregor, le Groupement Constructeur de Calais Port 2015 ne respecte pas ce pacte induit par ce projet financé à hauteur de 270 millions d’euros sur fonds publics.

Nouveau camouflet pour M. Bertrand, conséquence de sa passivité dans ce dossier.

Inertie d’autant plus coupable alors que nous l’avions alerté depuis le printemps dernier : 300 emplois auraient pu être créés sur quatre ans si des groupements d’entreprises locales avait été retenus.

Le groupe Front National – Rassemblement Bleu Marine saisira l’Exécutif en Séance plénière d’une motion visant au respect des engagements pris.

Philippe Eymery